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L'avenir très prometteur des énergies vertes

Dernière modification : 13/03/2008

Alors que les industriels américains ont déjà réagi favorablement au secteur des énergies renouvelables, les entreprises européennes se mettent enfin au vert. Explications de Ali Laïdi.

La Silicon Valley se met au vert ! La nouvelle fièvre technologique du moment : les Clean Tech ou les Green Tech. Hier synonyme de hautes technologies, aujourd’hui la Silicon est le berceau des technologies vertes.


A l’instar des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), l’éco-industrie est à la mode chez nos amis Américains. Qu’englobe donc l’expression Clean Tech ? Ce marché inclut les énergies renouvelables (éoliennes, solaires….), les biocarburants mais également les nouveaux matériaux isolants, moins polluants….. Bref toute l’industrie pourrait virer au vert !  Par ailleurs, on retrouve dans ce secteur des acteurs connus comme  les stars d’Internet des années 90. Prenons l’exemple de Nanosolar. Cette start-up produit des films photovoltaïques pour les panneaux solaires. Parmi ces plus anciens actionnaires : Larry Page et Sergey Brin… les fondateurs de Google ! Bill Gates lui aussi a investi dans les technologies propres. Il a choisit Pacific Ethanol qui s’illustre dans les raffineries bio.


Les technologies propres connaissent donc un engouement très fort depuis trois ans de l’autre côté de l’Atlantique. Pendant que les Européens  tentaient d’imposer au monde le protocole de Kyoto, les Américains eux travaillaient d’une façon beaucoup plus pragmatique. Résultat : le fossé entre Américains et Européens s’est creusé. D’après une étude d’Ernst&Young pour les six premiers mois 2007, sur un milliard de dollars investis dans les Clean Tech ; 900 millions l’ont été par les Etats-Unis et seulement 80 millions par l’Europe.


En retard de quelques années, les Européens réagissent aujourd’hui. Le monde des Clean Tech est maintenant au centre de la stratégie de la plupart des grands fonds d’investissements. Prenons l’exemple de la société Vergnet. Soutenue par le fond Déméter, Vergnet fabrique des éoliennes en milieux difficiles, notamment pour les milieux cycloniques. Grace à ce concept novateur, la société est entrée en bourse en 2007. Cette année, elle devrait doubler son chiffre d’affaires pour atteindre plus de 60 millions d’euros.
 

Une nouvelle économie est donc en train de naître… du moins si on en croit les taux de croissance. Pour Grégoire Aladjidi¸ directeur d’investissement chez TechFund (autre fond d’investissement), « Les Clean Tech englobent une dizaine de filières industrielles qui ont toutes des taux de croissance entre 20 et 40 % ». Selon les prévisions de Clean Technology Trends, la demande devrait exploser dans les prochaines décennies.  Face à ces perspectives attrayantes, de nouveaux acteurs s’intéressent à ce marché. C’est le cas de Pékin. « La Chine vient juste de rentrer sur ce marché. Les Américains étaient les plus gros pollueurs au monde et ils viennent juste d’être dépassés par les Chinois. Plutôt que de subir les réglementations de Kyoto, les Chinois cherchent eux aussi à devenir les leaders des technologies vertes », nous explique Dan Vogel, co-fondateur et président de la société Enablon (société de solutions de gestion dans les risques environnementaux). Chine, Etats-Unis, Europe… les acteurs se multiplient. Qui gagnera cette nouvelle bataille économique ?  
 

Première publication : 08/03/2008

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