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Dix anciens légionnaires, policier ou avocat ont comparu libres lundi à Paris, pour avoir tenté de fomenter un coup d'Etat en Côte d'Ivoire en 2003, à l'instigation et au bénéfice d'Ibrahim Coulibaly, l'ex-chef rebelle ivoirien aujourd'hui en fuite.
M. Coulibaly alias "IB" ou "Major", 44 ans, et douze autres prévenus sont jugés pour avoir directement organisé ou apporté leur complicité à un "projet d'élimination physique du président de la République ivoirien" Laurent Gbagbo, selon l'accusation.
L'objectif était de "permettre l'accession au pouvoir d'Ibrahim Coulibaly", ancien sergent chef de l'armée ivoirienne devenue au fil des années et des tentatives de coup d'Etat la bête noire des dirigeants ivoiriens.
Tous les prévenus avaient été interpellés en France au cours de l'été 2003 à la suite d'informations parvenues à la Direction de la surveillance du territoire (DST).
Visé par des mandats d'arrêt internationaux français et ivoirien, M. Coulibaly a vécu en exil au Bénin jusqu'en décembre 2007, date à laquelle il a été officiellement interdit de séjour dans ce pays.
Sans surprise, il était absent à l'ouverture de son procès lundi devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, ainsi que deux autres prévenus. Ses deux avocats ont affirmé qu'ils ignoraient où se trouvait Coulibaly. "Nous sommes comme le tribunal, nous avons beaucoup de mal à cerner la situation géographique d'Ibrahim Coulibaly", a déclaré l'un d'eux, Me Antoine Comte.
Les deux défenseurs n'ont fait qu'une brève apparition, expliquant qu'ils n'avaient "reçu aucune instruction" de leur client.
La plupart des autres prévenus étaient en revanche présents. Chargés de recruter des mercenaires ou mercenaires eux-mêmes, ils affichent des profils plutôt atypiques.
L'avocat Mamadou Diomande, membre du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) d'Ibrahim Coulibaly, est aujourd'hui au RMI.
Le policier retraité Paul Leonelli confie avoir tenté sans succès la gérance d'une société spécialisée dans la protection rapprochée. Son frère François travaille dans une auberge l'été et fabrique des charcuteries corses l'hiver.
Il leur est reproché le recrutement des mercenaires.
L'homme d'affaires libano-ivoirien Hassan Sakr, absent, aurait été le financier de l'opération, qui devait rapporter 40.000 euros à chacun des mercenaires chargés d'attaquer au lance-roquettes le convoi présidentiel de Laurent Gbagbo.
Parmi les mercenaires présumés, Jacky Muliakaaka est aujourd'hui directeur commercial et prépare un mastère à l'université et son entrée à HEC. "Vous avez drôlement bien évolué", commente le président Jean-Claude Kross, impressionné.
Reconvertis dans la sécurité, le graphisme, la sous-traitance automobile, les frères Jürgen, Daniel et Peter Pohl ou encore l'ancien Slovaque naturalisé français Eric Valentin présentent désormais des vies parfaitement rangées.
"Ils sont tous extrêmement gentils, ils ont même la garde de leurs enfants", plaisante l'un de leurs avocats, Me Jean Balan.
Le procès est prévu jusqu'au 2 avril avec un réquisitoire le 31 mars.


























Commentaires (2)
l'avenir
Pourquoi ne pas s'entendre? Ib et soro font partie de cette génération politique qui prendra la relève des gbagbo,ado ect...Ils doivent composer et préparer les lendemains de la cote d'ivoire soit en nous montrant le chemin de la paix(qui passe par des compromis certes douloureux et difficiles) et preparer les mentalites à la démocratie et à la tolérence,soit alors nous promettre une longue et cruelle descente aux enfers(version congolaise). Aux décideurs politiques ivoiriens actuelles,je demande un engagement sincère et historique vis à vis de leur pays et de leurs concitoyens,une vision et un projet pour la nation,acceuillir,pardonner et réunir toute ces forces vives meme si certains (ib) paraissent rester en marge...Incontestablement,la paix de la cote d'ivoire ne passe pas par des procés aux contours flous en france ni par la mise à l'écart de tel ou tel,mais par la participation active, pacifique,productive et politique de tous ceux dont l'avis compte au pays(et ib en fait partie).La reconstruction d'un pays en guerre engage toutes les forces de ce pays et la paix des mentalités de demain est préparé par les acteurs d'aujourd'hui. Inspirons nous de MANDELA et cessons de diviser pour tels ou tels interèts...NOUS VOULONS VOIR ENFIN DES HOMMES POLITIQUES QUI AIMENT VRAIMENT LA COTE D'IVOIRE.
Dans l'Interet du Rapprochement entre Paris et Abidjan
"Qui de Jesus et Barnabas devons-nous mettre en liberte"? Demandait Pilate aux Pharisiens. Et en choeur ils repondaient "Delivrez Barnabas." La raison est que les Pharisiens triouvaient en Jesus celui qui remettait en cause leur suprematie.
De nos jours et apres 5 annees de protection, la France est en train de vouloir decider qui du Gouvernement Ivoirien et "IB" doit-elle soutenir dans la perspective des elections prochaines en Cote-d'Ivoire. Pourtant tout est claire que meme la bande a M. Sorro s'est deja rangee et le Sergent Ibrahim Coulibaly ne merite que respect en ce moment; lui a qui on attribue tous les actes de bravoure dans ce pays ou la dynastie Houphouet etait en bonne voie. Si cela est verifie, Le President Gbagbo devrait inviter ce fils du pays a un entretien au cours duquel il lui expliquerait sa vision sur la Cote-d'Ivoire du 21e siecle. Dans un mecanisme de debat du genre de "la palabre africaine" bien connue d'un historien a la dimension du Profeseur Gbagbo, les deux parties trouveraient un terrain d'entente dans l'interet et de la Cote-d'Ivoire et de l'Afrique. Les genies sont aussi africains; cessons de crucifier les notres; cessons d'interpreter negativement leurs idees; apprenons a nous rapprocher ou les rapprocher de nous. C'est cela la politique du dialogue. Celle qui construit.
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