Une séance prévue mardi au Parlement libanais pour élire un nouveau président de la République a été reportée faute d'accord entre l'opposition et la majorité, a annoncé le bureau du président du Parlement.
Il s'agit du 16e report de cette séance depuis septembre. Le Liban est sans président depuis le 24 novembre, après la fin du mandat d'Emile Lahoud.
"Le président du Parlement, Nabih Berri, a décidé de reporter la session au mardi 25 mars à midi", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Ali Hamdan.
La majorité antisyrienne et l'opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par Damas et Téhéran ne sont pas parvenues à trouver un accord sur les conditions de l'élection d'un successeur à M. Lahoud, en dépit d'une médiation du secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.
Malgré plusieurs déplacements à Beyrouth, ce dernier n'a pas réussi à faire adopter un plan arabe qui prévoit l'élection immédiate du chef de l'armée libanaise, le général Michel Sleimane, à la présidence, suivie de la formation d'un gouvernement d'union nationale, sans minorité de blocage comme le réclame l'opposition, et de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale.
Les pressions se sont accrues pour que l'élection se tienne avant un sommet arabe prévu les 29-30 mars à Damas.
Le Caire et Ryad, qui accusent la Syrie, ancienne puissance de tutelle, de bloquer l'élection présidentielle libanaise, ont conditionné le succès du sommet à la tenue du scrutin.
La crise politique en cours au Liban est la plus grave depuis la fin de la guerre civile (1975-1990).














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