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Municipales : avantage à la gauche

Dernière modification : 10/03/2008

Après un premier tour marqué par une poussée de la gauche, deux leaders de l'UMP Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian se sont dit prêts à engager "une négociation globale" avec le MoDem.

 
Les municipales se sont avérées difficiles pour le Mouvement démocrate (MoDem), avec un score moyen inférieur à 10% à Paris et une deuxième place à Pau pour François Bayrou, mais le parti centriste se retrouve en position d'arbitre dans de nombreuses communes.
   
Les alliances du parti centriste devraient donc constituer une question centrale de l'entre deux tours, et dès dimanche soir l'ex-candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a plaidé pour des alliances de la gauche "partout avec le MoDem".
   
Sur la lignée de sa stratégie du premier tour, M. Bayrou ne donnera "pas de consigne générale" pour le deuxième tour, mais examinera la situation "ville par ville, candidat par candidat", a-t-il indiqué.
   
Dans la capitale du Béarn, seule ville que le MoDem espérait remporter, le député des Pyrénées-Atlantiques, avec 32,61%, est devancé de plus d'un point par la socialiste Martine Lignière-Cassou, tandis que le maire sortant Yves Urieta, soutenu par l'UMP, réunit 27,80% des voix.
   
Le leader centriste devrait donc être confronté à une triangulaire à risque, alors qu'une victoire dans cette ville aurait un effet mobilisateur sur les partisans du "troisième homme" de la présidentielle (18,57%), qui a entamé une traversée du désert après les législatives (7,6%).
   
M. Bayrou a affirmé avoir "bien l'intention de l'emporter" dimanche prochain, après "une première mi-temps serrée" dans la capitale du Béarn.
   
Au niveau national, il a attribué la poussée de la gauche, non pas à un "vote d'adhésion au PS" mais à un "vote d'avertissement à l'égard du pouvoir en place". Il a donc espéré que les électeurs rechercheraient au second tour "un meilleur équilibre", favorable à son parti.
   
A Paris, les listes de Marielle de Sarnez sont créditées de 8,9% (estimation Ipsos-Dell). Le MoDem ne dépasse les 10% que dans trois arrondissements, mais franchit les 5% partout.
   
Il se retrouve en position d'arbitre notamment dans le Vème, où son candidat Philippe Meyer est crédité de 14%, un score qui pourrait être précieux à la candidate socialiste Lyne Cohen-Solal pour battre l'UMP Jean Tiberi, arrivé premier.
   
Mme de Sarnez, qui réalise elle-même un score de 12,9% dans le XIVème arrondissement où le maire PS sortant est en tête, a réaffirmé être "prête à nouer des partenariats" pour le second tour.
   
"Maintenant la question est ouverte pour Bertrand Delanoë", a-t-elle déclaré. "Soit il décide d'avoir une majorité monocolore (...), soit au contraire il ouvre à des gens qui sont d'une autre sensibilité, mais qui peuvent fonctionner ensemble. La balle est dans son camp".
   
Mais l'incertitude subsiste sur les intentions de M. Delanoë, alors que sa rivale UMP Françoise de Panafieu a souhaité "clairement un rapprochement" avec les bayrouistes.
   
Le MoDem aura un rôle pivot dans de nombreuses villes de France, où ses candidats dépassent les 10%: par exemple Saint-Etienne, où l'ex-député Gilles Artigues réalise 20,3% des voix, ou encore Aix-en-Provence, Metz, Belfort, Quimper, Evreux, Chartres...
   
Le MoDem arrive parfois en tête, comme le maire sortant de Saint-Brieuc et la candidate de Mont-de-Marsan. A Epinay-sur-Seine et Montigny-le-Bretonneux, les maires Modem ont été réélus dès le premier tour.
   
Le parti centriste espérait surtout, à l'occasion de ces élections, reconstituer un réseau d'élus municipaux et cantonaux sur lesquels M. Bayrou pourra s'appuyer pour les élections suivantes, jusqu'à la présidentielle de 2012.
   
Avec 4,5% (sondage CSA-Dexia) au niveau national, son score serait inférieur aux prévisions des instituts de sondage (7%).

Première publication : 10/03/2008

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