Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacob Desvarieux, l'ambassadeur international du Zouk!

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

FOCUS

À la rencontre des étudiants étrangers à Paris

En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

    En savoir plus

  • Vidéo : les villages repris à l'EI portent les stigmates des combats

    En savoir plus

  • Ebola : pourquoi les femmes sont-elles les premières victimes du virus ?

    En savoir plus

  • Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

    En savoir plus

Boeing dépose sa plainte dans l'affaire des ravitailleurs

Dernière modification : 11/03/2008

Boeing a formellement déposé un recours auprès de la Cour des comptes américaine, contestant l'attribution à EADS/Northrop Grumman du contrat des avions ravitailleurs passé par l'armée de l'Air américaine.

Le constructeur aéronautique Boeing a formellement déposé mardi un recours auprès de la Cour des comptes américaine, contestant l'attribution au tandem rival EADS/Northrop Grumman de l'énorme contrat des avions ravitailleurs passé par l'armée de l'Air américaine.
   
Le recours se base "sur des irrégularités dans le déroulement de la compétition et dans l'évaluation des offres concurrentes", a indiqué Boeing dans un communiqué.
   
L'avionneur américain avait indiqué la veille qu'il effectuerait cette démarche mardi auprès du Government Accountability Office (GAO), l'organisme compétent pour étudier les plaintes d'entreprises évincées de marchés publics.
   
Boeing proteste contre les raisons pour lesquelles l'armée de l'air américaine (US Air Force) a préféré l'offre rivale d'EADS et Northrop pour fournir 179 avions ravitailleurs, l'un des plus gros contrats octroyés par l'armée ces dernières années, évalué à 35 milliards de dollars.
   
Boeing, qui avait vendu les précédents ravitailleurs de l'US Air Force, était donné grand favori. Son échec a été "une totale surprise" pour le groupe et a provoqué un tollé à Washington au nom de la préférence nationale face à l'européen EADS, même si ce dernier est allié à un américain, Northrop.
   
Le GAO a désormais 100 jours pour se prononcer et doit remettre un avis consultatif à l'armée américaine, qui tranchera in fine sur le sujet.
   
"Nous aimerions beaucoup que cette décision soit cassée", a déclaré Mark McGraw, le responsable du programme des avions ravitailleurs de Boeing, lors d'une conférence téléphonique. Mais "ce que nous voulons avant tout, c'est de la clarté sur le processus de décision, et comprendre ce qui a été fait".
   
Interrogée sur l'intention de Boeing de remettre en jeu l'appel d'offres et sur l'éventualité de présenter un autre appareil que le 767 proposé initialement, la direction est restée évasive. L'A330 du consortium rival a une plus grosse capacité d'emport, ce qui ne correspond pas à la requête initiale de l'armée "pour un ravitailleur de taille moyenne", accuse Boeing.
   
"C'est à l'armée américaine d'expliquer quels étaient ses spécifications", a déclaré Bev Wise, responsable du programme 767 chez Boeing. "En fonction de ces spécifications, nous verrons que faire par la suite".
   
Pour Richard Safran, analyste chez Goldman Sachs, l'affaire pourrait bien s'éterniser bien au delà des 100 jours d'examen du GAO.
   
"Si le GAO soutient la plainte de Boeing, l'armée sera amenée à revoir le contrat, voire de relancer la compétition, repoussant de 9 à 18 mois l'attribution du contrat", écrit-il dans une note.
   
Le dépôt du recours s'est accompagné d'un regain de polémique à Washington, où des membres du Congrès ont abondé dans le sens de Boeing pour reprocher à l'armée de l'Air des conditions biaisées d'attribution.
   
Norman Dicks, représentant démocrate de l'Etat de Washington (nord-ouest), où sont situées les chaînes d'assemblage de Boeing, a accusé l'US Air Force d'avoir changé les critères de la compétition en cours de route.
   
"Ces changements ont été opérés pour favoriser Airbus, pour qu'il puisse concourir. Boeing a écrit à l'Air Force et a dit: +si vous voulez un plus gros ravitailleur, laissez-nous concourir avec le 777+, mais il en a été découragé, c'est pour cela que nous nous sentons maltraités dans cette affaire", a-t-il accusé.
   
Ce contrat avait été initialement attribué à Boeing en 2003 puis annulé après l'éclatement d'un scandale de corruption autour de son attribution. Des responsables de Boeing et de l'armée de l'air avaient été condamnés à des peines de prison, et le PDG de l'époque avait démissionné.
   
Certains démocrates ont accusé le sénateur John McCain, candidat du parti républicain à la Maison Blanche, d'être à l'origine de cette situation en ayant dénoncé le contrat attribué à Boeing. Le Pentagone a publié mardi une lettre de janvier 2007 du secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, répondant aux inquiétudes de M. McCain.

Première publication : 11/03/2008

COMMENTAIRE(S)