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Google libre de s'offrir DoubleClick

Dernière modification : 12/03/2008

Les services européens de la concurrence ont autorisé Google à racheter la régie publicitaire en ligne DoubleClick, passant outre les inquiétudes concernant l'utilisation de données privées des internautes. Explications : N. Luiset.

Les services européens de la concurrence ont autorisé mardi sans conditions le géant de l'internet Google à racheter la régie publicitaire en ligne américaine DoubleClick, passant outre les inquiétudes concernant l'utilisation de données privées des internautes.
   
Ce feu vert laisse à Google la voie libre pour boucler une opération de 3,1 milliards de dollars, annoncée en avril 2007 et destinée à renforcer sa position dans la publicité en ligne, où il revendique déjà environ un tiers du marché mondial.
   
Il devrait en revanche attiser les inquiétudes manifestées par les associations de consommateurs des deux côtés de l'Atlantique, qui craignent une exploitation de données privées des internautes.
   
DoubleClick est spécialisé dans la fourniture de publicités "sur mesure" aux internautes. Pour mieux les cibler, il utilise les informations collectées sur eux grâce à des "cookies" (logiciels espions) permettant de surveiller les sites qu'ils visitent et d'en tirer des renseignements sur leurs goûts.
   
La décision de la Commission européenne "est assez décevante du point de vue de la protection des consommateurs", a estimé Emilie Barrau, du Bureau européen des consommateurs (Beuc). "On regrette qu'elle n'ait pas plus tenu compte de la question cruciale de la protection des données personnelles et de la vie privée".
   
Des eurodéputés avaient appelé Bruxelles à profiter du rachat de DoubleClick pour se saisir de la question de la protection des données privées des internautes.
   
Mais les services européens de la concurrence ont affirmé dès le départ qu'ils se considéraient comme incompétents sur la question des données privées, comme leurs homologues américains qui ont déjà donné leur feu vert à l'opération de Google, là encore sans conditions.
   
Sur le plan strictement économique, la Commission a estimé dans un communiqué publié mardi que "l'opération n'aurait probablement aucun effet préjudiciable sur les consommateurs, que ce soit sur le marché de la diffusion d'annonces ou sur celui de l'intermédiation dans la publicité en ligne".
   
"L’élimination de DoubleClick en tant que concurrent potentiel n’aurait aucune incidence négative sur la concurrence sur le marché de l’intermédiation en matière de services de publicité en ligne", a-t-elle dit.
   
Par ailleurs, les annonceurs pourront toujours se tourner vers d'autres outils de diffusion de publicités, tels que Microsoft, Yahoo! et AOL, selon Bruxelles qui juge peu probable que la nouvelle entité empêche ces concurrents d'accéder au marché de la diffusion d'annonces.
   
Maigre consolation pour les défenseurs de la vie privée, la Commission rappelle dans son communiqué que le feu vert de mardi "n’a aucune incidence sur les obligations (...) découlant de la législation communautaire concernant la protection des personnes et la protection de la vie privée".
   
Lundi soir déjà, lors d'un débat au Parlement européen, le commissaire européen à la Justice Franco Frattini avait prévenu qu'un feu vert au rachat de Doubleclick n'affranchirait pas Google du respect des données privées.
   
"Nous n'avons pas encore un système satisfaisant de protection des données. Si vous prenez les nouvelles technologies, et internet en particulier, cette absence de protection est flagrante", avait-il reconnu.
   
"Nous voulons protéger les données personnelles, nous le faisons quand il y a une enquête antiterroriste. Ce souci de la protection des données devrait être encore plus grand quand nos données risquent de se trouver non pas sous les yeux d'un magistrat mais d'un groupe industriel privé", a-t-il dit.
   
Et d'annoncer pour "avant l'été" la publication par un comité d'experts européens, le "comité article 29", d'un avis sur la protection des données utilisées par les moteurs de recherche.

Première publication : 11/03/2008

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