11 mars 2008 - 17H04
- Bourses - États-Unis - Pétrole

Le baril de brut frôle les 110 dollars
Cinquième séance de hausse consécutive pour le brut américain qui a touché mardi un nouveau record au-dessus de 109 dollars le baril, tiré par la faiblesse du dollar et l'afflux massif de liquidités provenant des fonds spéculatifs.

 

Le brut américain a touché mardi un nouveau record au-dessus de 109 dollars le baril, tiré par la faiblesse du dollar et l'afflux massif de liquidités provenant des fonds spéculatifs.

 

Cela fait cinq jours de suite que le brut US affiche des records, les investisseurs cherchant à se protéger de l'inflation en jouant les matières premières et le pétrole.

 

Le baril de brut léger américain pour avril prenait 1,55 dollar soit 1,5% à 109,43 dollars vers 12h00 GMT après avoir touché 109,56 dollars, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,20 dollar (+1,14%) à 105,36 dollars après avoir touché un record à 105,40 dollars.

 

"Les inquiétudes concernant l'inflation sont très fortes. Les fonds spéculatifs vendent des actions et achètent des matières premières, notamment du pétrole et de l'or à cause de la faiblesse du dollar", a déclaré Takeda Makoto, analyste chez Bansei Securities.

 

L'euro a accentué sa hausse face au dollar mardi en Europe, pour se rapprocher du seuil de 1,55 dollar après l'annonce d'une hausse inattendue de l'indice ZEW du sentiment des investisseurs allemands et des déclarations d'un responsable de la Banque centrale européenne soulignant la vigueur de l'inflation.

 

Les cours avaient à un moment légèrement baissé après que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) eut annoncé que la demande mondiale de pétrole serait moins importante que prévue à cause du ralentissement économique dans les pays industrialisés.

 

"Il y a certes une importante révision à la baisse de la demande dans les pays industrialisés", a dit Lawrence Eagles, directeur de la division Industrie et marché de l'AIE.

 

Les perspectives haussières à long terme pour le pétrole et les matières premières continuent d'attirer les investisseurs qui cherchent des alternatives aux actions et aux obligations qui souffrent de la crise du marché du crédit.

 

"En observant la situation, nous estimons que la hausse récente des prix dans les matières premières est pour la plus grande partie tirée par l'afflux de capitaux des investisseurs institutionnels et des fonds d'investissement", écrit le gestionnaire de fonds Tiberius Asset Management à ses clients.

 

Aux Etats-Unis, les analystes interrogés par Reuters tablent sur une hausse de 1,9 million de barils des réserves de brut, sur une baisse de 1,9 million de barils de celles de produits distillés et sur un recul de 500.000 barils des réserves d'essence.

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