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Blé, riz, maïs et sorgho ont un ancêtre commun

Dernière modification : 13/03/2008

Des chercheurs français ont identifié des gènes communs qui permettent de conclure à l'existence d'un même ancêtre pour les quatre céréales. Leurs travaux pourraient aider à améliorer le rendement du blé.

Un ancêtre commun au blé, au riz, au maïs et au sorgho, quatre des cinq céréales les plus cultivées sur terre, a été identifié par des chercheurs de l'Institut national (français) de la recherche agronomique (INRA), qui espèrent grâce à leurs travaux pouvoir améliorer le rendement du blé.
  
Alors que le génome du riz a été séquencé entièrement en 2002 et que ceux du maïs et du sorgho devraient l'être prochainement, celui du blé est plus mal connu.
  
Mais la comparaison de ses chromosomes avec ceux des trois autres céréales a permis d'identifier des gènes communs, a expliqué Jérôme Salse, de l'unité "Génétique, diversité, écophysiologie des céréales" de l'INRA et de l'université de Clermont II.
  
"Nous avons identifié les chromosomes ou parties de chromosomes porteurs de gènes communs entre le blé, le riz, le maïs et le sorgho", a déclaré mardi le chercheur lors d'un point de presse de l'INRA à Paris.
  
"Sur la base de ce résultat, il a été possible d'identifier un génome minimal constitué de 5 chromosomes qui suffit pour reconstruire les génomes que l'on connait du blé, du maïs, du riz et du sorgho", a expliqué M. Salse.
  
Vieux de 90 millions d'années, l'ancêtre des quatre céréales a rapidement dupliqué sa structure, pour arriver à dix chromosomes, puis à 12. Ce processus, appelé polyploïdie, concerne la plupart des plantes et leur a permis de s'adapter à leur environnement.
  
Pour améliorer le rendement, on peut jouer sur le nombre de tiges par plante, le nombre de grains par tige ou la taille des grains.
  
"L'objet des recherches est d'identifier des gènes présents dans l'une des trois composantes", selon M. Salse.
  
Pour appliquer ces recherches, deux méthodes sont possibles. La première est la sélection assistée par marqueur avec le croisement de plusieurs variétés. "Un autre débouché est d'introduire directement ce gène par technique de transgénèse pour produire un OGM", précise le spécialiste de paléo-génomique.

Première publication : 12/03/2008

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