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Après avoir obtenu gain de cause il y a quelques semaines aux Etats-Unis, Google vient de décrocher un nouveau feu vert de l’autre côté de l’Atlantique pour le rachat de DoubleClick.
Avec l’accord de la Commission européenne, le géant américain va pouvoir s'offrir l’un des leaders de la publicité sur Internet. DoubleClick, spécialisé dans les bandeaux publicitaires, dispose d’un répertoire bien fourni : des listes très ciblées, où sont stockées les préférences de millions d’internautes.
Cela pose bien évidemment la question de la confidentialité. Des consommateurs s’en sont plaints, mais la commission européenne a tranché en se concentrant sur l’aspect strictement économique.
Google va donc mettre la main sur un trésor de guerre, et va devoir pour cela débourser 3,1 milliards de dollars. Mais ce gros chèque en vaut le prix : le marché publicitaire sur le web pèse quelque 37 milliards de dollars et ne cesse de croître.
Avec ce rapprochement, Google va pouvoir enfin se positionner dans le paysage de la publicité en ligne européenne qui lui échappait jusqu’alors, un secteur dans lequel il avait du mal à s’implanter sans allié de poids. DoubleClick va également lui apporter son expertise en matière de vidéo et de publicités animées. Voilà qui va changer la donne et ne réjouit pas ses concurrents.
L’Europe, pourtant très à cheval sur les questions de positions dominantes ne s’est pas opposée, faisant valoir que les consommateurs et les publicitaires pouvaient se tourner vers Microsoft, Yahoo ou AOL.
Une alternative européenne à Google ?
D’autant que Bruxelles s’est prononcée favorablement sur un autre dossier, qui fait moins plaisir à Google. L'UE donne son feu vert au programme de recherche Quaero, "je cherche" en latin. Quaero se veut, à terme, le concurrent de Google. Mais pas de quoi inquiéter l’américain dans l’immédiat, qui reste le numéro un mondial des moteurs de recherche sur internet.
Quaero est un projet européen de 199 millions d’euros, lancé en fanfare par Jacques Chirac en 2005. Piloté par Thomson, il est financé en partie par des fonds publics, ce qui explique que l’UE avait son mot à dire.
La France vient donc d’être autorisée à y investir 99 millions d’euros. Mais ce projet verra-t-il le jour ? Et surtout quand ?
Quaero connaît les mêmes difficultés que Galileo, le futur GPS européen. C’est un beau projet, mais il n’est pas toujours aisé de trouver un consensus à l’échelon d’un continent. Des divergences de vue viennent ralentir le dossier.
L’Allemagne a déjà fait savoir qu’elle ne participerait pas au projet, préférant développer son propre programme de recherche. Un programme complémentaire de Quaero, diront les plus optimistes.


























Commentaires (1)
doubleclic spyware
Double clic diffuse sur internet des trackings cookis et et des spywares
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