- Barack Obama - États-Unis - Hillary Clinton - Parti démocrate - Présidentielle américaine - Primaire démocrate
Barack Obama a remporté mardi dans le Mississippi sa 29e victoire sur la route de l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine, au terme d'échanges plus aigres que jamais entre son équipe et celle de sa rivale Hillary Clinton sur le thème du racisme.
Barack Obama, 46 ans, le seul sénateur noir des Etats-Unis, aurait notamment remporté 91% du vote noir dans le Mississippi (sud), selon CNN. En revanche, 69% des hommes blancs et 74% des femmes blanches auraient voté Clinton, selon Fox, ainsi que 56% des électeurs de 65 ans et plus, selon CNN.
Ce dernier sondage a également révélé la dégradation des relations entre les deux camps, les partisans de Mme Clinton affirmant à 72% qu'ils ne seraient "pas satisfaits" si M. Obama devenait le candidat du parti pour la présidentielle, alors que 55% des pro-Obama ne seraient "pas satisfaits" d'une victoire de l'ex-Première dame, selon CNN.
"J'ai fait attention à dire que Mme Clinton était quelqu'un de capable, et que si elle emportait l'investiture, je la soutiendrais - je ne suis pas sûr que l'équipe de campagne de Mme Clinton ait la même approche", a déclaré M. Obama, interrogé sur CNN après sa victoire.
Après dépouillement dans 49% des bureaux de vote, M. Obama était crédité de 54% des voix contre 44% à Mme Clinton.
La primaire du Mississippi, devant permettre de répartir 33 délégués à la proportionnelle, s'est déroulée en parallèle avec une vive polémique sur les affirmations aux relents racistes d'une alliée de Mme Clinton.
"Si Obama était un homme blanc, il ne serait pas là où il est maintenant (..) et s'il était une femme (quelle que soit sa race) il ne serait pas là où il est, il se trouve qu'il a beaucoup de chance d'être qui il est", a dit à un journal californien Geraldine Ferraro, une ancienne candidate à la vice-présidence des Etats-Unis qui appartient aujourd'hui à l'équipe des financiers de Mme Clinton.
Mme Clinton, 60 ans, s'est contentée d'indiquer qu'elle n'était "pas d'accord" avec Mme Ferraro, tandis que sa directrice de campagne Maggie Williams voyait dans l'indignation de l'équipe de M. Obama des "attaques fausses, personnelles et politiquement calculées à la veille d'une primaire".
M. Obama a estimé, dans un entretien au journal Morning Call d'Allentown (Pennsylvanie, est) qu'il ne croyait "pas que les commentaires de Mme Ferraro aient leur place en politique ni dans le parti démocrate".
"Quiconque connaît l'histoire de ce pays sait qu'ils sont de toute évidence absurdes", a ajouté M. Obama, le seul Noir à siéger au Sénat.
Mme Clinton pour sa part a jugé "dommage que nos partisans de part et d'autre disent des choses qui s'égarent sur les questions de personne, (alors que) nous devrions continuer à nous concentrer sur les thèmes" de campagne.
Le stratège de Barack Obama, David Axelrod, a demandé que Mme Ferraro soit relevée de ses fonctions dans l'équipe Clinton, et souligné que "quand vous faites des clins d'oeil et des hochements de tête devant des déclarations insultantes, c'est un signal indiquant que tout est permis".
M. Axelrod a souligné en outre que la remarque de Mme Ferraro faisait suite à plusieurs incidents ayant déjà donné prise à des soupçons de racisme dans l'entourage de l'ex-Première dame.
M. Obama compte désormais 29 victoires contre 15 pour Mme Clinton, relancée par une triple victoire électorale la semaine dernière.
Il avait, avant sa victoire dans le Mississippi, le soutien de 1.589 délégués à la convention du parti démocrate, officiellement chargée de désigner un candidat en août à Denver (Colorado, ouest). Mme Clinton en comptait 1.470, selon le site indépendant RealClearPolitics. Il faut réunir le soutien de 2.025 délégués pour s'assurer l'investiture.
La prochaine grande étape de la course sera disputée le 22 avril en Pennsylvanie (158 délégués).


























Commentaires (7)
hi
hi
mise au point
La victoire d'Obama dans ces primaires américaine ne fait aucun doute.Le parti démocrate méme doit veiller à ce que ces primaires n'affaiblissent pas leur candidat officiel.C'est en ce sens que cette derniére ligne droite sur ces primaires doit se dérouler dans un atmosphére paisible,sans attaques personnelles de tout part comme on en voit ces derniers temps.Il incombe aux autorités du parti de veiller à cela.IL en va de la réprésentativité du parti démocrate aux élections finales.
je ne perçoit aucune once de propos raciste!!
j'ai pu lire les propos de Mme Ferraro et au vue de ce qu'elle dit,je ne pense pas qu'elle avait en idée de lancer une polémique sur la couleur de peau du candidat Obama.je suis moi même NOIR et je ne me suis pas senti insulté par ses propos.je pense que Mme ferraro a voulu révélé au peuple et au monde quelque chose qui est vrai,que l'on veut nier peut-être par peur d'un revirement;la couleur et les origine metisse de Barrack ont joué à sa désignation comme candidat au primaire du parti démocrate. que l'on arète de jouer à la politique de l'autruche,les cadres du partis qui l'on soutenu et le peuple qui est avec lui pense que tous les remêdes ont été déjà administré au pays de l'oncle SAm sauf un seul;celui du beau black man!et pour celà il fallait choisir quelqu'un qui révèle l'identité black mais qui peut unir les blancs les plus réfractaire:rien d'autres de mieux qu'un metisse dont les origines ne serait pas celles d'un décendant d'esclave donc sans complexe face à son histoire,et qui aurait un sang"bleu" d'un digne fils du sud. Barrack est le candidat qui allie tout çà.Et oui s'il n'était pas noir ou métisse,s'il n'était pas un homme noir mais plutot une femme métisse, s'il n'était pas chrétien mais plutot mulsulman,il n'aurait jamais participer au primaire de 2008 aux USA. la seconde chance car tout celà est une chance qu'il a eu c'est d'avoir écrit un super bouquin "the audacy of hope".enfin je pense que les gents ont peur de le reconnaitre car il craignent que la raison de leur choix divise une nouvelle fois le pays et sur ce,ils ont bien raisons, y'a des vérités que l'on ne doit pas expliquer du coup!!
les dessous de la démocratie américaine
Il est déplorable de constater que la campagne pour les primaires est de plus en plus teintées par des propos racistes.l'amérique ne serait-elle pas cette nation de démocratie tant citée en exemple? L'analyse des intentions de vote servi par les médias montre clairement que les noirs votent en majorité OBAMA et les blancs en majorité CLINTON.Aux USA les minorités et surtout les noirs ont du chemin à parcourir; à quand le deuxième sénateur noir .
Obamack ou Mme Clinton ce sera la fin de l'ère Bush
La résurgence des propos racistes lors des primaires chez les démocrates est inquiétante. Si des proches de Mme Clinton se permettent certains propos déplacés à la limite discourtois et que cette dernière ne réagit pas vigoureusement, c'est la preuve que la première démocratie au monde ne répond pas à toutes les attentes. Comme par exemple l'égalité entre les races. Par ailleurs, si au bout de ce marathon de primaire, Obamack est investi, Mme Clinton serait-elle prête à le soutenir pour l'élection présidentielle? Ce serait une belle image et une grande leçon pour beaucoup de peuple à travers le monde. En tout cas, que ce soit Obamack ou Mme Clinton à la maison Blanche, le monde retiendra sans nul doute la fin de l'expansion Américaine par la guerre et la déstabilisation, à travers les méthodes Bush dans le monde.
le deroulement de la campagne americaine
il est deplorable la situation actuelle de la campagne democrate pour l'investiture presidentielle.du fait des insultes des proches des candidats.il faut le respect des personnes et des races.et faire place a une democratie personnelle en acceptant le mouvement de changement que veut connaitre les usa.tous derrire OBAMA
encore une primaire
je suis sidéré. chaque jour nous apporte son lot de résultats de primaires US. il fait bon être américain en France puisque nous commentons plus les primaires américaine (qui ne sont là que pour désigner un éventuel futur candidat à la maison blanche, c'est à dire quasi la même chose que les congrès nationaux des partis français) que nos propres élections. c'est vrai que les US sont une grande puissance, mais je suis persuadé que la politique française tient bien moins de place dans la presse américaine. c'est à force de dire à quelqu'un qu'il est le plus beau, le plus fort, l'incontournable qu'il finit par le croire et se présente comme le sauveur et le gendarme du monde. si nous parlions un peu plus du protectionnisme américain contre les produits européens? le contrat eads n'en est qu'un exemple parmi tant d'autre. et si nous refusions dorénavant de voyager sur autre chose qu'un airbus?
Réagir à cet article