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De nouvelles manifestations, emmenées par des moines bouddhistes, ont éclaté samedi dans la province chinoise du Gansu (nord-ouest), selon des groupes de défense des Tibétains.
"L’affaire tibétaine doit être gérée avec précaution, d’autant plus que la Chine craint une contagion vers d’autres régions où vivent d’importantes communautés tibétaines. C’est le cas notamment de la province du Gansu, où 200 personnes ont été arrêtées vendredi par la police alors qu’elles s’apprêtaient à manifester", estime Samuel Le Belzic, correspondant de FRANCE 24 à Pékin.
"Nous avons eu confirmation de manifestations au monastère de Labrang à Xiahe et les forces de l'ordre sont intervenues avec des gaz lacrymogènes", a indiqué à l'AFP Kate Saunders, de l’organisation Campagne internationale pour le Tibet. Elle ajoute que « selon deux sources, il y a eu jusqu'à 5 000 personnes à Labrang", qui est l'un des plus grands monastères du bouddhisme tibétain, hors de la région administrative du Tibet.
Des manifestations ont aussi eu lieu samedi dans au moins deux autres villes de cette province qui abritent plusieurs monastères, selon des informations recueillies par Free Tibet Campaign.
Au moins 30 morts dans les émeutes de vendredi à Lhassa
Les affrontements de vendredi entre forces de l'ordre chinoises et manifestants tibétains ont fait 30 mort, selon le gouvernement tibétain en exil.
"Nous avons 30 morts confirmés (...). Cette information se fonde sur des appels vers le monde extérieur de Tibétains", a déclaré samedi Thubten Samphel, porte-parole de ce gouvernement installé à Dharamsala, dans le nord de l'Inde. Il a précisé disposer d'informations non confirmées faisant état de "plus de 100 morts".
L’agence de presse officielle chinoise Chine Nouvelle faisait état, vendredi, de dix morts dans des émeutes antichinoises. Quel que soit le bilan définitif, il s'agit des manifestations les plus sanglantes au Tibet depuis 1989 qui s'étaient soldées par des dizaines de morts.
"Les informations sont très difficiles à obtenir", précise Sébastien Le Belzic. "La région est maintenant totalement bouclée. Les touristes ne peuvent plus se rendre au Tibet, de même que les journalistes qui sont interdits sur place."
La capitale tibétaine est désormais aux mains de l'armée, au moment où la Chine est sous les projecteurs avant les Jeux Olympiques. Samedi, la ville était calme et quadrillée par les forces de l’ordre. Des chars patrouillaient dans les rues, selon des témoins. Les autorités chinoises ont promis la clémence aux émeutiers de Lhassa s'ils se rendaient avant lundi minuit.
Côté tibétain, le Premier ministre du gouvernement en exil, Samdhong Rinpoché, a appelé la Chine à agir avec "compassion" au Tibet et les Tibétains à arrêter les violences.
"Nous espérons que la direction chinoise, qui a mis fin dans le passé au mouvement pro-démocratie de la place Tiananmen, réglera cette situation avec compassion et sagesse", a-t-il indiqué à l'AFP.
Le gouvernement tibétain en exil a par ailleurs appelé à une enquête de l'ONU sur les violences meurtrières au Tibet : "Le Parlement tibétain appelle l'ONU à envoyer des représentants immédiatement et à intervenir et enquêter sur les violations actuelles des droits de l'Homme au Tibet".
Des scènes retransmises pour la première fois à la télévision chinoise
De nombreuses boutiques ont été incendiées vendredi dans le cœur historique de la capitale du Tibet pendant des manifestations organisées par des moines bouddhistes, célébrant depuis le début de la semaine le 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï-lama. Plus de 160 incendies ont officiellement été répertoriés.
La télévision nationale chinoise CCTV a diffusé samedi pour la première fois des scènes d’émeutes à Lhassa. On peut y voir une foule de manifestants, parmi lesquels des moines, s'en prendre à des commerces, les saccager ou y mettre le feu. "Le peuple du Tibet est révolté et condamne fermement ce mouvement qui est voué à l'échec", selon la voix off du reportage.
Le gouvernement régional affirme que les forces de l'ordre n'ont pas tiré de coups de feu contre les manifestants mais ont procédé à des tirs de sommation.
Selon les autorités chinoises, aucun étranger n'a été blessé lors de ces manifestations "fomentées par le dalaï-lama et sa clique".
"Le complot des séparatistes va échouer", estime Qiang Ba, président de la région sous contrôle chinois depuis 1951.



































Commentaires (5)
le tibet c'est tout sauf une corse chinoise !!!
le tibet est soi disant chinois depuis moins de 50 ans et il ya tellement de differences entre ce peuple et les chinois que c'est completement ridicule de croire qu'ils sont integés a la "republique democratique" chinoise !!! j'espere vraiment qu'il y aura une pression internationale suffisante pour que la chine respecte un minimum les droits de l'homme..les exactions commises au tibet depuis que la chine l'a envahie sont au dela de ce que la majorité des gens imaginent et les gouvernements d'aujourdhui ne peuvent pas cautionner que des actions pareilles se repetent a quelques mois d'un evenement mondial comme les JO.
Bref, j'etais au tibet cet été, rarement vu des gens aussi gentils, ouverts et pacifistes..
Ca suffit les larmes de crocodiles
Le Tibet est plus chinois que la Corse est francaise,
Le boycott de JO est ridicule, il est voue a l'echec,
c est assez
si la chine reconnait qu il y a eu des manifestations anti chinoise c est que les tibetains ne font pas partis de la chine comme ils le pretendent.
cette occupation a assez durée, c est une honte pour nous les pays démocratique de continuer de commercer avec la chine , boycottons les produits "made in china"
Boycott
Juste une question: après ce qui se passe, qui osera aller aux JO de Beijing...?
Comment participer à des jeux à l'esprit olympique dans un pays dont les dirigeants massacrent des manifestants sans défense...
on tire sur un peuple désarmé et que fait le monde ?
Dans le silence glacé des démocraties occidentales et de l'ONU, l'armée chinoise qui occupe le Tibet a entamé sa terrible repression suite aux émeutes intervenues à Lhassa. Sans état d'âme,l'oppresseur chinois tire sur des moines Bouddhistes et sur un peuple désarmé. Le gouvernement chinois qui avait déjà approuvé la repression de la junte Birmane contre les moines de Birmanie n'a que faire des droits de l'homme. Face à cette nouvelle tragédie d'un peuple opprimé, massacré, envahi par les colons chinois pour nier sa propre existence, un homme seul s'est levé, et sa voix forte rencontre de plus en plus d'adhésion dans le monde. Sa Sainteté le XIV Dalaï-lama reste le symbole, la conscience de son peuple. Il viendra bien le jour où les démocraties reconnaitront enfin son gouvernement en exil. Nous appelons de nos voeux à son retour au Tibet. un Tibet libre et independant. Il arrivera bien un jour oû la chûte du gouvernement communiste chinois liberera de ces entraves ce pays opprimé. Qui en 1980 aurait envisagé le disparition de l'URSS et la libération des pays baltes ? L'espoir est donc devant nous. En attendant soutenons tous de notre mieux le Dalaï-Lama et continuons de protester contre l'oppresseur chinois.
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