- Élections législatives - Iran
Les conservateurs iraniens, crédités de 108 sièges, ont pris sans surprise une très nette avance sur leurs adversaires réformistes (33 sièges) aux législatives de vendredi, selon la chaîne publique iranienne Press TV, qui cite des résultats encore officieux.
Le parlement monocaméral, le Majlis, compte au total 290 sièges.
Press TV, chaîne satellitaire en langue anglaise, indique par ailleurs que le taux de participation a été de l'ordre de 64% des électeurs inscris. Le ministère de l'Intérieur avait quant à lui évalué la participation à plus de 65%.
Si le clan conservateur reste majoritaire, les détracteurs du président Mahmoud Ahmadinejad pourraient voir grossir leur
rangs, bien que de nombreux candidats, qui comptaient sur le mécontentement suscité par une inflation à deux chiffres, aient été déclarés inéligibles.
Ahmadinejad "va devoir relever davantage de défis avec le nouveau parlement qu'avec le sortant", a ainsi prédit Mohammed Ali Abtali, un proche de l'ancien président réformiste Mohammad Khatami.
Abdollah Nasseri, porte-parole de la coalition réformiste, a revendiqué 34 victoires, sans tenir compte de Téhéran, où le
dépouillement est plus longues que dans le reste du pays. Les adversaires des conservateurs, qui n'appartiennent pas tous à cette coalition, sont en outre assurés d'en remporter 15 autres au second tour, a-t-il ajouté
UN INDICE POUR 2009
"Nous annonçons avec fierté que nous avons remporté la victoire à l'issue d'un scrutin inéquitable", a poursuivi
Nasseri lors d'une conférence de presse, ajoutant que 70% des sièges avaient été "réservés" aux conservateurs.
Les réformistes comptent 40 élus dans l'actuelle législature, mais la comparaison n'est pas aisée du fait de la
fluidité des alliances et du nombre important de députés sans étiquette.
Selon le ministre de l'Intérieur Mostafa Pourmohammadi, les conservateurs ont obtenu 71% des sièges et les réformistes, 29.
Les résultats des trente circonscriptions de Téhéran seront connus dans les jours qui viennent, a-t-il ajouté.
Le Majlis n'a pas le dernier mot concernant des dossiers tels que celui du nucléaire, à l'origine d'une crise
diplomatique avec les pays occidentaux. Mais la plupart des Iraniens se soucient surtout de l'état de l'économie, et
notamment de l'inflation, qui atteint 19%.
L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême qui a le dernier mot sur tout ce qui touche à l'intérêt de l'Etat, a apporté son
soutien à Ahmadinejad.
Bien qu'il ait été biaisé par la disqualification de nombre de ses adversaires, le scrutin pourrait donner une indication
quant à ses chances de réélection en 2009.
































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