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Toutes les facettes de Marie-Antoinette au Grand Palais

Dernière modification : 16/03/2008

300 tableaux, objets, meubles et documents retracent la vie de Marie-Antoinette, reine de France à 19 ans, exécutée le 16 octobre 1793, dans une exposition au Grand Palais, à Paris. (Reportage : T. Donzel / AFP)

De la jeune écervelée qualifiée par son frère de "tête à vent" à l'héroïne tragique montant sur l'échafaud, l'histoire de Marie-Antoinette, reine de France, est racontée par une grande exposition historique et artistique au Grand Palais (15 mars-30 juin).
  
"Marie-Antoinette" rassemble quelque 300 oeuvres, des plus somptueuses comme les objets d'art et les meubles dont elle agrémentait son quotidien aux plus émouvantes, comme sa dernière lettre, le dernier portrait que David fit d'elle en route pour l'échafaud ou les exercices d'écriture du Dauphin dans sa prison.
  
L'exposition entend, "sans prendre parti, raconter l'histoire d'une vie", indique à l'AFP Xavier Salmon, l'un de ses commissaires, celle d'un "petit produit de cour qui va aspirer à plus de liberté, avant d'être brisé par le destin".
  
C'est surtout "une exposition artistique" sur le goût d'une reine qui vit à un moment "où l'art français est à son sommet", ajoute Pierre Arrizoli-Clementel, co-commissaire de l'événement produit par la Réunion des Musées nationaux et le château de Versailles dont il est directeur général.
  
La seule exposition auparavant réalisée sur la reine, datant de 1955, avait également été organisée par Versailles.
  
La visite démarre à Schönbrunn à Vienne où Marie-Antoinette est née le 2 novembre 1755 pour se terminer à la Conciergerie où elle est emprisonnée avant son exécution le 16 octobre 1793.
  
Dans une scénographie du metteur en scène d'opéra canadien Robert Carsen, le parcours se décline par thèmes : la famille impériale, le mariage, l'image de la reine, Trianon, etc.
  
Son goût pour les arts est évoqué, en musique, avec la reconstitution d'un décor d'opéra.
  
"Ma soeur est une tête à vent", avait dit l'empereur Joseph II. A Vienne, elle s'amuse, apprend à danser et chanter et forme son goût au milieu des porcelaines chinoises et des meubles Boulle de la famille impériale.
  
Promise au futur roi de France, on se rend compte qu'elle ne sait pas le français et "écrit mal l'allemand". En un an, "on en fait un petit produit de cour", dit M. Salmon, avant de l'expédier à Versailles où elle épouse le dauphin à l'âge de 14 ans. Sur le registre de mariage, émue, elle signe en faisant un pâté.
  
A Versailles dont elle déteste l'étiquette, elle "charme tout le monde", dit M. Arrizoli-Clementel mais "les choses se gâtent quand elle devient reine", en 1774. "Dès qu'elle a le pouvoir, elle se grise, crée son monde et choque tout le monde", ajoute M. Salmon.
  
De ces années, l'exposition présente les objets, meubles et autres porcelaines qui évoquent le goût raffiné, et dispendieux, de la reine qui aime à renouveler le décor de ses appartements: magnifique secrétaire plaqué de nacre, une jamais vue "pendule à la Négresse" en bronze doré, etc.
  
Tableaux et sculptures diffusent son image qui souvent choque. Sa mère la trouve "habillée comme une actrice" et quand la reine veut corriger son image,  portraiturée avec ses enfants, il est trop tard, elle est "Mme Déficit". A côté, une copie moderne du célébrissime "collier" qu'elle n'a évidemment jamais porté.
  
Les heures sombres sont évoquées par les gravures des pamphlets, un dernier portrait peint "percé de piques", de modestes chaises de paille, une chemise. L'ultime image montre la reine, de profil, partant pour l'échafaud, les mains liées derrière le dos, la tête haute.
  
(Tlj sauf le mardi de 10H00 à 22H00, le jeudi jusqu'à 20h00. Prix d'entrée : 10 euros - TR : 8 euros. Catalogue 4OO pages. RMN Editions. 49 euros)

Première publication : 16/03/2008

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