Par Ruiz Sylvie (non vérifié) - 18/03/2008 - 21:28
C'est une honte de voir que la France laisse souffrir ses enfants ainsi. Cette pauvre femme a le droit de mourir dignement, et surtout de mettre un terme a ses souffrances. Qu'attend le gouvernement? Un taux de suicide en constante progression? Des enfants traumatisés parce qu'ils auront retrouvé le corps de leur mère aprés qu'elle ai mis fin a ses jours? Ne vaudrait il pas mieux qu'un patient qui a trop souffert en finisse avec la vie d'une manière douce, en ayant le temps de dire au revoir à ses proches? A en croire nos lois... non!
Cette femme n'a pas choisi d'être malade, laissez la décider de sa fin. Ne la forcez pas a partir de manière tragique... Pourquoi n'a-t-on pas le droit d'anticiper son sort dans la mesure ou d'atroces souffrances sont inévitables? Laissez la partir dans la dignité, que le soulagement opère pour elle et pour sa famille.. METTEZ VOUS A SA PLACE!!! C'est un cri du coeur car nul n'a le droit de décider du sort d'autrui, surtout dans un cas où comme ici, un malade demande la libération quand la guérison est impossible. Je regrette que le gouvernement français ne progresse pas dans cette voie là. Le pays des droits de l'homme? Mais quels sont les droits de Chantal Sébire? Et bien souffrir probablement, prendre son mal en patience, et surtout ne pas broncher si on en croit notre président de la république. Bravo la France.
Je suis impliqué depuis une dizaine d'années dans le combat contre la douleur et ai participé à l'ouverture d'un service de soins palliatifs.
Je voudrais d'abord dire que je regrette la médiatisation de l'affaire Sébire car ,si je respecte infiniment la souffrance de cette dame, elle est instrumentalisée par les défenseurs de l'euthanasie.
Il est difficile de penser que la dignité dans la mort se traduit par la demande de l'intervention d'un tiers pour faire ce qu'on pourrait faire soi-même.
La Loi Léonetti peut paraître ambigüe à certains qui la traduisent mal,comme j'ai pu le voir dans un récent article du monde disant que la sédation entraînait la mort, ce qui est faux. J'engage quiconque veut discuter utilement sur les problèmes de fin de vie à lire attentivement cette Loi, à peser les mots afin que des erreurs d'interprétation ne viennent plus polluer l'argumentation.
La sédation est proposée, non pas par un seul médecin mais par une équipe pluri disciplinaire (sans parler de l'accord du patient ou de la personne de confiance) et a pour but dans les cas de douleur non réduites par les médicaments, d'altérer la conscience quitte à abréger la vie, mais en aucun cas le faire dans le but d'abréger cette vie. La nuance est de taille car c'est une constante dans toutes les traditions, la vie est sacrée et le "tu ne tueras pas" est en filigrane même si on assiste aujourd'hui à une vague d'extrémisme qui veut nous faire croire du contraire.
Donc, si dans certains cas, la société peut combler un manque de la Loi Léonetti, ce ne peut-être qu'exceptionnel et une nouvelle Loi serait trop rigide , comme toute jurisprudence serait inopportune du fait de la particularité de chaque cas.
Ne nous laissons pas abuser par les défenseurs de "mourir dans la dignité" qui ont une réflexion très sommaire sur la notion de dignité et jouent sur notre sensibilité épidermique.
Heureusement que dans notre pays une certaine profondeur existe qui nous a ,par exemple, fait parvenir à l'abolition de la peine de mort.
Je suis choquer par l'attitude des politiques toutes tendances confondues qui n'ont pas profiter de leurs acces aux medias ces derniers temps pour prendre une position ferme sur ce sujet de société qu'est l'euthanasie.
L'assemblée nationale et le sénat passent pourtant leurs temps à pondre des lois dont certaines ne sont jamais appliquer. Ils avaient pourtant une rare occasion d'avoir un vrai débat ou la couleur politique n'avait pas d'importance
En Fance, si vous voulez que l'état vous aide à mourir, il vaut mieux choisir le sang contaminé, l'amiante ou la canicule. Je peux vous assurez que dans ces cas là jamais personne n'est puni ou alors de considérer la présidence de la croix rouge comme étant une punition...
Avec la célébration de la mort du dernier poilu, la france vient pourtant de nous rappeler quelle pouvait envoyer des millions d'hommes se faire tuer, là non plus il n'y a pas de puni sauf à considerer le titre de maréchal de France comme une punition...
Je souhaite à Chantal Sébire que ces souffrances ne durent pas trop longtemps.
Si son cas pouvait relancer le débat ce serait une petite consolation. Mais ne rêvons pas...
Et si les politiques pouvaient nous éviter dorénavant leurs numéros de compassion juste pour passer à la télé
Commentaires (5)
non
CONTRE LE DROIT DE TUER
le pape
le Vatican a mis plus de 600 ans pour reconnaître que Gallilée avait raison..Il n'est pas prêt d'accorder lla liberté à ses ouailles
Le droit de ne plus souffrir
C'est une honte de voir que la France laisse souffrir ses enfants ainsi. Cette pauvre femme a le droit de mourir dignement, et surtout de mettre un terme a ses souffrances. Qu'attend le gouvernement? Un taux de suicide en constante progression? Des enfants traumatisés parce qu'ils auront retrouvé le corps de leur mère aprés qu'elle ai mis fin a ses jours? Ne vaudrait il pas mieux qu'un patient qui a trop souffert en finisse avec la vie d'une manière douce, en ayant le temps de dire au revoir à ses proches? A en croire nos lois... non!
Cette femme n'a pas choisi d'être malade, laissez la décider de sa fin. Ne la forcez pas a partir de manière tragique... Pourquoi n'a-t-on pas le droit d'anticiper son sort dans la mesure ou d'atroces souffrances sont inévitables? Laissez la partir dans la dignité, que le soulagement opère pour elle et pour sa famille.. METTEZ VOUS A SA PLACE!!! C'est un cri du coeur car nul n'a le droit de décider du sort d'autrui, surtout dans un cas où comme ici, un malade demande la libération quand la guérison est impossible. Je regrette que le gouvernement français ne progresse pas dans cette voie là. Le pays des droits de l'homme? Mais quels sont les droits de Chantal Sébire? Et bien souffrir probablement, prendre son mal en patience, et surtout ne pas broncher si on en croit notre président de la république. Bravo la France.
contre l'euthanasie
Je suis impliqué depuis une dizaine d'années dans le combat contre la douleur et ai participé à l'ouverture d'un service de soins palliatifs.
Je voudrais d'abord dire que je regrette la médiatisation de l'affaire Sébire car ,si je respecte infiniment la souffrance de cette dame, elle est instrumentalisée par les défenseurs de l'euthanasie.
Il est difficile de penser que la dignité dans la mort se traduit par la demande de l'intervention d'un tiers pour faire ce qu'on pourrait faire soi-même.
La Loi Léonetti peut paraître ambigüe à certains qui la traduisent mal,comme j'ai pu le voir dans un récent article du monde disant que la sédation entraînait la mort, ce qui est faux. J'engage quiconque veut discuter utilement sur les problèmes de fin de vie à lire attentivement cette Loi, à peser les mots afin que des erreurs d'interprétation ne viennent plus polluer l'argumentation.
La sédation est proposée, non pas par un seul médecin mais par une équipe pluri disciplinaire (sans parler de l'accord du patient ou de la personne de confiance) et a pour but dans les cas de douleur non réduites par les médicaments, d'altérer la conscience quitte à abréger la vie, mais en aucun cas le faire dans le but d'abréger cette vie. La nuance est de taille car c'est une constante dans toutes les traditions, la vie est sacrée et le "tu ne tueras pas" est en filigrane même si on assiste aujourd'hui à une vague d'extrémisme qui veut nous faire croire du contraire.
Donc, si dans certains cas, la société peut combler un manque de la Loi Léonetti, ce ne peut-être qu'exceptionnel et une nouvelle Loi serait trop rigide , comme toute jurisprudence serait inopportune du fait de la particularité de chaque cas.
Ne nous laissons pas abuser par les défenseurs de "mourir dans la dignité" qui ont une réflexion très sommaire sur la notion de dignité et jouent sur notre sensibilité épidermique.
Heureusement que dans notre pays une certaine profondeur existe qui nous a ,par exemple, fait parvenir à l'abolition de la peine de mort.
L'Etat toujours si prompt à faire des lois...
Je suis choquer par l'attitude des politiques toutes tendances confondues qui n'ont pas profiter de leurs acces aux medias ces derniers temps pour prendre une position ferme sur ce sujet de société qu'est l'euthanasie.
L'assemblée nationale et le sénat passent pourtant leurs temps à pondre des lois dont certaines ne sont jamais appliquer. Ils avaient pourtant une rare occasion d'avoir un vrai débat ou la couleur politique n'avait pas d'importance
En Fance, si vous voulez que l'état vous aide à mourir, il vaut mieux choisir le sang contaminé, l'amiante ou la canicule. Je peux vous assurez que dans ces cas là jamais personne n'est puni ou alors de considérer la présidence de la croix rouge comme étant une punition...
Avec la célébration de la mort du dernier poilu, la france vient pourtant de nous rappeler quelle pouvait envoyer des millions d'hommes se faire tuer, là non plus il n'y a pas de puni sauf à considerer le titre de maréchal de France comme une punition...
Je souhaite à Chantal Sébire que ces souffrances ne durent pas trop longtemps.
Si son cas pouvait relancer le débat ce serait une petite consolation. Mais ne rêvons pas...
Et si les politiques pouvaient nous éviter dorénavant leurs numéros de compassion juste pour passer à la télé
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