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Bruxelles augmente les quotas de production de lait

©

Dernière modification : 18/03/2008

Pour faire face à la hausse de la demande qui entraîne une explosion des prix, l'Union européenne a donné son feu vert, lundi, à une hausse de 2 % des quotas de production de lait.

L'Union européenne a donné lundi son feu vert à une augmentation de la production de lait pour faire face à la hausse de la demande mondiale et des prix du beurre ou du fromage, malgré les réticences de plusieurs pays qui craignent un retour de bâton pour la profession.
  
A compter de la prochaine campagne laitière début avril, et pour un an, les quotas laitiers vont être relevés de 2%, ont décidé les ministres européens de l'Agriculture réunis à Bruxelles.
  
Cela représente 2,84 millions de tonnes supplémentaires qui seront réparties entre les vingt-sept Etats membres. "Cette décision reflète la situation favorable sur les marchés européens", a souligné la présidence slovène de l'UE dans un communiqué.
  
Surtout, elle anticipe une réforme plus large des quotas laitiers, mis en place à l'origine en 1984 pour lutter contre la surproduction: ils pourraient être progressivement augmentés avant leur expiration programmée en principe en mars 2015.
  
Cette mesure amorce donc potentiellement une rupture historique dans la politique agricole commune, habituée pendant des décennies à limiter la production.
  
Le contexte mondial a changé, avec une explosion des prix agricoles et alimentaires, conséquence notamment d'une demande en forte hausse des pays émergents comme l'Inde ou la Chine, où le développement économique change les habitudes alimentaires des populations.
  
La commissaire à l'agriculture Mariann Fischer Boel a estimé que "le marché peut tout à fait absorber" la hausse prévue. Il est important d'agir "afin de ne pas voir les prix grimper en flèche comme l'an dernier", lorsque les tarifs du beurre et du yaourt avaient explosé en Europe.
  
Elle a ajouté que cela permettrait aussi aux Européens de profiter de l'ouverture de nouveaux marchés pour les produits laitiers en Asie.
  
Mais l'argument ne convainc pas tous les Européens. L'Allemagne, premier producteur de lait en Europe, ainsi que l'Autriche, se sont opposées lundi au relèvement des quotas qu'ils jugent prématuré et potentiellement dangereux. La France s'est abstenue et la mesure n'a pu être prise qu'à la majorité qualifiée.
  
"Une augmentation des quotas dans le contexte actuel est contre-productive" car les prix ont recommencé à baisser, a indiqué à la presse le ministre allemand de l'Agriculture Horst Seehofer.
  
Selon lui, les tarifs du lait écrémé en poudre ont déjà reculé de 40% depuis l'automne dernier, et ceux du beurre de 35%, une tendance que la hausse des quotas pourrait amplifier, mettant en danger les producteurs les plus fragiles, dans les zones de montagne, pour lesquels il réclame des aides spécifiques.
  
"Je ne veux pas connaître de nouveau des lacs de lait et des montagnes de beurre", a-t-il ajouté, en référence à la situation excédentaire de production des années 1980 qui avait précisément conduit l'UE à mettre en place les quotas.
  
Son collègue français Michel Barnier, avec qui il a publié une déclaration commune soulignant l'importance de protéger l'industrie laitière, a aussi lancé une mise en garde. "Je peux comprendre qu'on augmente très modestement les quotas cette année parce que la demande est là, mais je mets en garde contre des décisions peut-être lourdes de conséquences à l'avenir", a-t-il dit.
  
La Commission européenne conteste ce diagnostic. Elle fait valoir qu'en 2007, le prix du lait a déjà augmenté de 8,1% en moyenne dans l'UE. Même s'ils se sont repliés récemment, "au cours des prochaines années, la demande de produits laitiers à forte valeur ajoutée (comme les fromages européens, ndlr) continuera à croître tant en Europe que dans le reste du monde", a dit Mme Fischer Boel.

Première publication : 17/03/2008

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