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Première session pour le Parlement pakistanais

Dernière modification : 17/03/2008

La première session de la nouvelle Assemblée nationale pakistanaise s'est ouverte lundi matin. Un hommage a été rendu par les députés à l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre.

La première session de la nouvelle Assemblée nationale pakistanaise, issue des élections législatives du 18 février remportées par l'opposition, s'est ouverte lundi matin, alors qu'une confrontation avec le président Pervez Musharraf se précise.
   
La session s'est ouverte en présence des 342 députés à 11H46 (06H46 GMT) par la lecture de versets du Coran, avant que les députés ne prêtent collectivement serment.
   
Pervez Ashraf, un responsable du Parti du peuple pakistanais (PPP) de Benazir Bhutto, assassinée le 27 décembre dans un attentat suicide, a ensuite pris la parole pour demander aux députés de rendre hommage à l'ancienne Premier ministre.
   
Les députés du PPP portaient un bandeau noir au bras en signe de deuil.
   
Une prière a été conduite par le député fondamentaliste Fazlur Rehman.
   
Les forces de l'ordre ont établi un imposant périmètre de sécurité autour des résidences de fonction des députés et du Parlement, alors que le pays est frappé depuis des mois par une vague d'attentats meurtriers.
   
"C'est avec le coeur lourd que nous nous rendons à cette session inaugurale, en l'absence de notre présidente Benazir Bhutto. Elle était une femme politique de premier ordre, qui a sacrifié sa vie pour la démocratie", a déclaré à son arrivée Raja Pervez Ashraf, le secrétaire général du groupe parlementaire PPP, arrivé en tête aux élections.
   
"Nous allons remuer ciel et terre pour défendre et appliquer la démocratie, renforcer les institutions nationales et mettre en oeuvre des pratiques saines", a-t-il promis.
   
"Nous allons demander aux Nations Unies de mener une enquête sur le meurtre de Benazir Bhutto", a ajouté le responsable du PPP dans l'état du Pendjab, Shah Mehmud Qureshi.
   
Le PPP dirigé de facto par Asif Ali Zardari, le veuf de Bhutto, va former un gouvernement de coalition avec la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N) de l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif, arrivée seconde aux élections.
   
"C'est la dernier jour de la dictature. Nous avons envoyé un message au monde entier pour soutenir la démocratie qui a mis fin à la dictature", a assuré M. Zardari à la presse.
   
"Notre programme est clair, c'est la démocratie contre la dictature. Et au final, la dictature sera défaite", a renchéri M. Sharif.
   
Les deux responsables, qui n'étaient pas candidats aux législatives, ont assisté à l'ouverture de la session depuis les tribunes du public.
   
Hanif Abbasi, député PML-N, a renouvelé à son arrivée à l'Assemblée les appels au départ du président Pervez Musharraf.
   
"Une lourde responsabilité repose sur nous. Les forces démocratiques vont former le gouvernement. L'heure est venue pour Musharraf de démissionner. Il aurait du être démis bien plus tôt", a-t-il affirmé.
   
Les députés doivent élire mardi les président et vice-président de l'Assemblée, qui devraient tous les deux être issu du PPP.

Première publication : 17/03/2008

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