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L'UE lance Quaero, le Google européen

Dernière modification : 18/03/2008

Bruxelles a mis sur les rails, lundi, son programme pour le développement du moteur de recherche Quaero, présenté comme une alternative à Google. Il sera réalisé par un consortium de 24 partenaires.

Le programme de recherche Quaero, dont l'idée est née en 2005, a été lancé officiellement lundi, une semaine après le feu vert de la Commission européenne à son financement public.
  
Quaero, réalisé par un consortium de 24 partenaires, industriels et universitaires, bénéficiera d'un budget de 200 millions d'euros environ, dont 99 millions d'aides de l'Etat français, a indiqué Jean-Charles Hourcade, directeur général adjoint de la division technologie de Thomson, chef de file du projet, lors d'une conférence de presse.
  
Au total, quelque 300 personnes sont mobilisées sur ce programme, d'une durée de cinq ans.
  
Centré sur les technologies de traitement automatique du texte, de la parole, de la musique, de l'image et de la vidéo, Quaero vise à "apporter un ensemble de réponses" face à l'"explosion du volume d'informations numériques" et à "faciliter l'accès à ces contenus", a-t-il expliqué.
  
Il s'appuiera sur cinq axes, parmi lesquels la numérisation et l'enrichissement des contenus pour les bibliothèques et les éditeurs, la vidéo personnalisée à partir des préférences personnelles et de la publicité ciblée ou encore la recherche multimédias sur internet s'appuyant sur le moteur français Exalead.
  
Quaero est une "occasion unique" pour les entreprises françaises face à des géants "comme Google, Yahoo ou Microsoft, dont les investissements en recherche et développement sont très importants", a souligné François Bourdoncle, co-fondateur d'Exalead.
  
Présenté en 2005 par Jacques Chirac comme une réponse au succès de Google, Quaero ("Je cherche" en latin) tient désormais à se défaire de cette image réductrice: "il n'est pas certain que la définition du consortium Quaero comme un anti-Google résume l'essence du projet", a noté M. Hourcade.
  
A l'origine projet franco-allemand, Quaero avait subi fin 2006 un sérieux revers avec le retrait des industriels allemands qui ont préféré se concentrer sur leur propre programme, Theseus.
  
"La dimension franco-allemande existe toujours, le contact n'a jamais été interrompu", a toutefois assuré le responsable de Thomson, soulignant la présence d'universités d'outre-Rhin dans le consortium.
  

Première publication : 18/03/2008

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