Chine - Dalaï-lama - Tibet
Premières photos de morts tibétains
Mardi 18 mars 2008
Une organisation tibétaine a publié les premières photos de civils tués lors d’émeutes pro-tibétaines en Chine. Alors que le dalaï lama menace de démissionner, son gouvernement en exil fait état de nouveaux morts dans la province de Gansu.
Mardi 18 mars 2008
Par Caroline Delabroy / FRANCE 24Le dalaï lama se dit prêt à soumettre sa démission si la situation se dégrade au Tibet. Son gouvernement en exil annonce que 19 Tibétains ont été tués mardi dans la province chinoise de Gansu. Par ailleurs, l'organisation tibétaine basée à Londres Free Tibet Campaign a publié des photos de cadavres qui, selon elle, présenteraient des corps de Tibétains tués dimanche par les autorités chinoises à proximité du monastère de Kirti, à Abu, dans la province chinoise de Sichouan.
"Si les choses échappent à tout contrôle, alors la seule solution pour moi sera de démissionner", a déclaré, mardi, le dalaï-lama, lors d'une conférence de presse à Dharamsala dans le nord de l’Inde, où il vit en exil. Il assure par ailleurs qu’il n’a aucune prise sur les violences en cours au Tibet.
Une réponse à Pékin, qui l’accuse d’être derrière ces émeutes : "Nous avons les preuves, et les faits sont avérés que ces incidents ont été fomentés et organisés par la clique du dalaï-lama", a affirmé Wen Jiabao, le Premier ministre chinois, au cours d’une conférence de presse, ajoutant : "La revendication de ne pas rechercher l'indépendance et de vouloir un dialogue pacifique est un mensonge".
Selon le gouvernement tibétain en exil, 19 manifestants tibétains ont été tués par balles mardi dans la province chinoise du Gansu (nord-ouest). Par ailleurs, le groupe pro-tibétain, Free Tibet Campaign, a publié des photos de cadavres. Selon l'organisation, ces photos présentent les corps de Tibétains tués par les forces chinoises aux alentours du monastère de Kirti, à Abu, dans la province chinoise de Setchouan. Les différents bilans de victimes n'ont pu être vérifiés.
Pour Jean-Bernard Cadier, spécialiste en politique internationale à FRANCE 24, la déclaration du dalaï-lama "fait davantage penser que l’on se dirige vers une sortie de crise plutôt qu’une aggravation. Le dalaï-lama fait profil bas face aux accents très durs du gouvernement chinois. Il essaye de trouver une image d’ouverture et de dialogue, au lieu de parler de répression et de dénoncer les méthodes de la Chine. "
Le ton diffère en effet de ses précédentes déclarations, dans lesquelles il avait notamment évoqué un "génocide culturel" en cours au Tibet, et réclamé une enquête internationale sur les récentes violences.
"Plus que jamais le black-out"
La situation au Tibet demeure confuse. Selon le gouvernment tibétain en exil, le bilan "confirmé" du nombre de victimes s'éleve à 99 morts depuis le début des affrontements. Le bilan officiel de la Chine fait toujours état de 13 morts dans les émeutes de Lhassa. "C’est plus que jamais le black-out", indique Sébastien Le Belzic, le correspondant de FRANCE 24 à Pékin.
Les médias étrangers sont interdits d’accès à Lhassa. Quant à la télévision chinoise, elle diffusait en boucle, mardi, des images d’une ville pacifiée, avec les étudiants reprenant le chemin des cours, et les habitants celui des marchés. La télévision d'Etat chinoise rapporte aussi qu'un officiel annonce la reddition de 100 personnes qui se seraient rendues à la police chinoise et auraient avoué avoir participé aux émeutes de Lhassa.
"Pour la première fois, le Premier ministre chinois a reconnu dans sa conférence de presse que les troubles se sont étendus à d’autres régions du Tibet", relève toutefois Sébastien Le Belzic, confirmant ainsi des témoignages.
Le dalaï-lama n’appelle pas au boycott des JO en Chine
Cette nouvelle révolte antichinoise a débuté le 10 mars, lors du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa, qui a forcé le dalaï-lama à fuir en Inde. "Dans son discours du 10 mars 2008 à Dharamsala, le dalaï-lama a dénoncé les violations des droits de l’Homme en Chine, et notamment l’atteinte au droit de pratiquer la religion", rappelle Jean-Bernard Cadier. "Ces déclarations faisaient suite aux arrestations qui avaient eu lieu après les manifestations de joie de Tibétains en Chine, qui elles-mêmes saluaient l’attribution par le Congrès américain de la médaille d’honneur à leur chef spirituel."
Le dalaï-lama a renoncé, depuis les années 90, à revendiquer l'indépendance du Tibet et adopté une approche dite de la "voie moyenne", consistant à réclamer une simple autonomie culturelle pour son pays. Il n’a pas bougé de cette ligne depuis, et n’a pas non plus appelé au boycott des Jeux olympiques en Chine d’août 2008.
"Les Chinois traitent le dalaï-lama comme Ben Laden, comme un terroriste", regrette de son côté Kunsang Chophel, 53 ans, un Tibétain installé depuis 30 ans à Paris où il tient un restaurant, "mais tant qu'il est vivant, c’est une occasion pour la Chine et les Tibétains de trouver un compromis. Le jour où il ne sera plus là, les jeunes générations seront beaucoup plus radicales. C’est ce que j’ai pu observer lors de mon dernier voyage au Tibet, il y a un an".
Comme venant confirmer ces propos, le Congrès de la jeunesse tibétaine a fustigé, lundi, la position traditionnellement modérée du dalaï-lama. Son président, Tsewang Rigzin, a ainsi appelé "les Tibétains à poursuivre leurs manifestations jusqu'à ce que la Chine quitte le Tibet". Il a aussi jugé que la Chine ne "méritait" pas les Jeux olympiques.
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ANALYSE
18/03 Le dalaï lama prêt à démissioner. Analyse de Jean-Bernard Cadier, spécialiste politique FRANCE 24 (12H00 GMT+1)
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26/03/2008 15:12:35 Signaler un abus
Le Tibet n'est pas la Corse
Par Arnaud -
Je pense que Liu a tort. Ce qui se passe au Tibet relève du crime conte l'Humanité, il s'agit d'un véritable génocide culturel alors qu'en Corse, l'insulartié et la spécificité sont constamment mises en avant. Le Tibet a été annexé par les communistes en 50. Une politique de colonisation active de peuplement a été mise en place pour rendre les tibétains minoritaires.
La Chine ne raisonne pas comme les nations civilisées qui n'ont plus recours à des méthodes contestables. Notre dernière chance: l'Inde.
24/03/2008 16:40:59 Signaler un abus
erreur de reportage
Par jampa Barshee -
La journaliste affirme qu'il y a eu manifestation des tibetains en exil dans plusieurs regions de chine avoisinante de Tibet. Ces tibétains ne sont pas en exil dans ces region du Tibet. Il sont des premier resident et dont leur region a été geographiquement découpé et rattaché au provinces chinoise. Mais si on regarde les region ou les manifestations ont eu lieu vous constaterez que c'est tous les regions qui couvrent le grand Tibet avant l'annexion par la chine. Les tibetains qui ont manifesté ne sont pas du region autonome du Tibet, un creature de Chine communiste pour mieux coloniser et balkaniser le Tibet.
18/03/2008 22:59:32 Signaler un abus
NON à l'indépendance de TIBET
Par LIU -
Tibet est la territoire chinoise à partir de 13e siècle.
Les Tibétaines, les Han, les Mongles (intérieurs), Xinjiang sont des CHINOIS, même nous n'avons pas les meme couleur de peau, même culture, même langues maternelles. UN a reconnu que le Tibet est une région de la Chine. L'opinion de Dalai Lama ne présent pas lopinion des la majorité peuples.
Si Tibet doit être un pays indépendant, je penses que la Corse doit obtenir l'indépendance aussi. Les indiens aux États Unis devront aussi récupérer leur territoire.
Il faut respecter la loi internationale.