Le sud de la Thaïlande, majoritairement musulman, s’est transformé depuis cinq ans en une zone de guerre sous loi martiale renforcée. Plus de 3 000 morts, des attentats quotidiens, et la guerre civile qui menace.
Un homme, Usaman, explique la situation : "l’armée harcèle constamment la population. Quand des villageois achètent de la nourriture Halal, ils sont soupçonnés de nourrir les rebelles."
Nous sommes a un jet de pierres de la frontière malaisienne. Un Thaïlandais bouddhiste vient d’être visé par un attentat.
"Ils veulent monter les bouddhistes contre les musulmans en posant des bombes. il y a neuf enfants blessés. Ils veulent que l'on parte mais nous vivons ici depuis plus de vingt ans", confie Khun Sombun, au bord des larmes.
C’est l’une des dernières familles bouddhistes du village. Les autres ont fui, terrifiés par la violence quotidienne.
Panyom, une petite fille, a la main bandée. "J’étais en train de jouer. J’ai entendu un grand bruit. Ensuite, je ne me rappelle de rien, mais j’ai très mal."
Cent ans après avoir été annexé par la Thaïlande, cet ancien sultanat s'enfonce dans le chaos.
Il connaît le nombre d’incidents le plus élevé au monde après l’Irak et l’Afghanistan.















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