Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

POLITIQUE

"La réintégration de l’Iran dans la politique mondiale est nécessaire"

En savoir plus

POLITIQUE

"Marine Le Pen incarne un parti résolument anti-libéral de droite"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Évasion fiscale : "En 3 ans, les États ont pu récupérer 37 milliards d'euros"

En savoir plus

FOCUS

Mexique : les déplacés de la guerre des cartels

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hugh Jackman dans "Chappie" : enfin un rôle de méchant!

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

Départementales : l'UMP et le PS vent debout contre le FN

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "La situation s'est beaucoup améliorée"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Netanyahou divise à Washington

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : les enfants soldats de l'EI

En savoir plus

Reportages

Le psychiatre aux 400 000 patients

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/03/2009

Les 400 000 malades mentaux en Sierra Leone doivent compter sur le seul psychiatre du pays, ou recourir à la médecine traditionnelle pour leurs traumatismes. Leur prise en charge laisse toujours à désirer. (Reportage : I. Taoufiki)

 

La guerre civile en Sierra Leone est l'un des conflits les plus meurtriers de l'histoire de l’Afrique contemporaine. Il s'est terminé depuis 2002. Mais les blessures invisibles de la guerre sont toujours béantes.

 

Selon l'OMS, le pays compte 400 000 malades mentaux, dont une grande partie a été déstabilisée par le conflit. Le secteur psychiatrique prend en charge 2 % des malades, les 98 % restants se font soigner par des médecins traditionnels.

 

Six ans après la fin officielle de la guerre, les conditions sanitaires générales sont déplorables dans le pays. Le secteur de la psychiatrie est très mal pourvu.

 

L’équipe de FRANCE 24 a notamment rencontré des patients de Dr Nahim, le seul psychiatre dans le seul hôpital psychiatrique du pays, qui compte 6 millions d'habitants. Celui-ci manque de moyens et de temps, et ses pratiques semblent souvent choquantes.

 

 

Les ravages de la guerre

 

Sans compter tous ceux, encore vivants, qui souffrent des traumatismes de la guerre, son bilan revèle toute sa cruauté : près de 200 000 morts. Des dizaines de milliers de personnes ont été amputées. Les rebelles leur coupaient les mains pour empêcher la population de travailler, et de voter.

 

Les attaques des rebelles de la RUF (Revolutionary United Front), prolongations sierra-léonaises des velléités impériales du libérien Charles Taylor, sont à l’origine du déplacement de 2 millions d’habitants.

 

Le conflit a également vu l’enrôlement quasi-systématique d’enfants soldats, drogués, parfois contraints à tuer leurs propres parents, tandis que des jeunes filles ont été réduites à l’esclavage sexuel. Des cas de cannibalismes ont même été reportés.

Première publication : 20/03/2008

COMMENTAIRE(S)