TCHAD - MEDIAS
Sonia Rolley contrainte de quitter le Tchad
Vendredi 21 mars 2008
Le pouvoir tchadien durcit son attitude envers la presse. Après une suspension de son autorisation de travail, notre correspondante a dû quitter le pays. (Reportage : A. Renard)
Vendredi 21 mars 2008
Par FRANCE 24Sonia Rolley, correspondante de RFI et de FRANCE 24 au Tchad, a dû rentrer en France jeudi après que son accréditation lui a été définitivement retirée par les autorités. Aucune raison n’a été donnée à la journaliste, qui était la seule correspondante étrangère basée à N’Djamena de façon permanente.
Le retrait de son accréditation intervient dans un contexte de durcissement de l’attitude du pouvoir envers la presse au cours des derniers mois. "Bien avant l’attaque des rebelles contre N’Djamena [en février], un magazine et une radio ont été fermés, leurs responsables emprisonnés puis libérés, explique Sonia Rolley. Pendant l’état d’urgence [qui a suivi le soulèvement rebelle], une nouvelle loi sur la presse a été instaurée. Mes collègues tchadiens ont peur de ne plus pouvoir travailler."
Cette décision du gouvernement tchadien intervient malgré l’intervention du président français Nicolas Sarkozy auprès de son homologue tchadien Idriss Déby Itno. Pour Sonia Rolley, le traitement médiatique auquel est soumis le Tchad a "changé de dimension" au cours des derniers mois. Entre l’affaire "Arche de Zoé", l’attaque rebelle contre N’Djamena et la disparition mystérieuse de plusieurs opposants, le pays a fait la "une" de la presse internationale, dont "les autorités tchadiennes ont du mal à comprendre le mode de fonctionnement", souligne-t-elle. "Ils ont l’impression qu’on cherche à discréditer leur pays".
Les organisations de défense des journalistes ont réagi vivement à cette expulsion. Pour l’association Reporters sans frontières, "le pays se retrouve désormais avec, d’un côté, une presse gouvernementale docile et, de l’autre, une presse indépendante dépouillée d’une partie de ses journalistes, contraints à l’exil ou à la clandestinité, et ne pouvant paraître que sous la menace d’une loi archaïque et liberticide ".
Le Committee to Protect Journalists (Comité pour la protection des journalistes), basé à New York, rappelle pour sa part qu'au moins 14 journalistes tchadiens ont été contraints à l'exil au cours des dernières semaines et appelle le Tchad à "veiller à ce que les médias soient en mesure de travailler librement et sans crainte de harcèlement pendant cette période cruciale que traverse [le] pays".

25/03/2008 18:30:42 Signaler un abus
Tous nos encouragements à cette brave consoeur
Par Godlove Kamwa
Bonjour,je voudrais tout simplement adresser à notre brave consoeur tous mes encouragements et lui indiquer comme elle sait certainement,qu'il n'existe pas de démocratie sans liberté de la presse.Si la démocratie peut avoir des jours roses devant elle malgré tout dans cette région,cela veut bien dire que toutes ces exactions contre la presse vont passer.Ainsi donc,ce qui arrive aux médias et aux journalistes ces temps derniers notamment en Afrique,n'est qu'une étape de la démocratie. Bien de dirigeants n'avaient donc pas encore compris que l'information doit être contradictoire ou mieux, que le journalisme peut s'exercer librement sans que l'on soit forcément un griot ou un chantre de la volonté gouvernementale. Nous ne traversons donc qu'une étape difficile dans l'apprentissage de la démocratie.Vous n'avez qu'à voir ce qui est arrivé aux chaînes de radio et de TV Equinoxe au Cameroun;c'est le prix à payer.S'il vous plaît ne baissez pas les bras,l'Afrique noire a encore grand besoin de ce métier noble malgré son orgueil indéniable;et ce métier,me semble-t-il a encore plus besoin de vous. Encore tous nos encouragements à Sonia,à Rfi et à France 24.
24/03/2008 16:39:07 Signaler un abus
Arche de zoe
Par jpc
Les membres " très actif"de L ADZ,qui après avoir craché sur les ONG "pleutres" et les médias "menteurs" mettent en avant Sonia Rolley qui SIC avait fortement critiqué l'attitude du consul de France lors de l'arrestation des membres de l ADZ.Sur que Deby est un dictateur et que le travail des journalistes s'en trouve très risqué,maintenant,que pense t'elle des agissements des ""humanitaires de L ADZ