JERUSALEM, - Le vice-président américain Dick Cheney a déclaré lundi douter d'une réconciliation entre Mahmoud Abbas et le Hamas tant que le mouvement islamiste n'aura pas restitué au président palestinien le contrôle de la bande de Gaza qu'il lui a arraché par la force en juin dernier.
Cheney a formulé cet avis au lendemain d'une rencontre avec Abbas à Ramallah, qui a coïncidé avec l'annonce au Yémen d'un accord entre le Fatah du président palestinien et le mouvement islamiste en vue d'un "retour à la situation antérieure aux incidents de Gaza".
Des responsables du Hamas et du Fatah ont annoncé dimanche accepter l'initiative de réconciliation proposée par Sanaa, qui prévoit, outre un retour au statu quo ante à Gaza, des élections présidentielles et législatives anticipées et la formation d'un nouveau gouvernement d'union.
Mais, pour le Fatah, il s'agit de mettre en œuvre ce plan, alors que pour le Hamas, ses clauses doivent faire l'objet de futures discussions.
"Après en avoir parlé avec la direction palestinienne, j'en conclus qu'il y a des conditions qui doivent être remplies pour permettre une réconciliation, notamment le renoncement total (du Hamas) à son contrôle sur Gaza", a confié à la presse Cheney, qui a rencontré dans la matinée à Jérusalem le Premier ministre israélien Ehud Olmert.
"SITUATION DELICATE"
Le Hamas s'oppose au processus de paix engagé par Abbas avec Olmert en novembre à la conférence d'Annapolis, où les deux hommes ont promis au président George Bush de tout faire pour conclure un traité de paix avant son départ de la Maison blanche, en janvier prochain.
La violence à la frontière entre Gaza et Israël - tirs de roquettes du Hamas et représailles israéliennes - menace de faire échouer ce processus, déjà extrêmement laborieux.
"La situation est délicate, c'est clair, en partie parce que je pense qu'il est établi que le Hamas est soutenu par l'Iran et la Syrie et qu'ils font tout pour torpiller le processus de paix", a estimé le vice-président Cheney.
Certains activistes du Hamas passent pour avoir subi un entraînement en Iran tandis que le chef du bureau politique du mouvement, Khaled Méchaal, vit en exil à Damas.
Un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, a, lui aussi, exprimé des doutes sur l'accord de Sanaa, estimant qu'Abbas n'acceptera jamais le fait accompli du Hamas à Gaza et ne se réconciliera pas avec le mouvement islamiste tant qu'il pense que la paix avec Israël reste une option jouable.
Aux yeux de Cheney, cette paix est possible, même si cela impliquera "d'immenses efforts à la table de négociation et des concessions douloureuses des deux côtés".
"Il faudra également faire preuve de détermination afin de vaincre ceux qui choisissent la violence en refusant d'accepter le droit à exister de l'autre camp", a-t-il dit dimanche à Ramallah.


















Commentaires
le hamas est un groupe terroriste , ne pas oublier ça !!!
le hamas ( groupe terroriste ) qui tirent tous les jours une centaines de roquettes sur ISRAEL , ne veut pas la paix . ISRAEL riposte évidemment sur cette bande de gaza , d'ou le hamas tire .
le hamas veut autant la destruction d'ISRAEL que le gentil président de L' iran .
pas de paix , à mon avis dans cette formule là .
sabotage
Les américains et les israeliens feront tout pour saboter toute initiative de réconciliation entre les fréres palestiniens parce qu'ils n'ont besion que de Abbas et la vieille garde corrompue du Fatah pour imposer leur volonté et leurs conditions aux palestiniens. Certains membres de l'autorité palestinienne vont servir de pions aux américains et israëliens afin de faire échouer cela car la vieille garde du Fatah tient plus aux millions de dollars de Washington et de Tel Aviv qu'à réellement défendre les droits du peuple palestiniens. L'envoyé du Fatah à Sanaa a lui même dit hier que des hauts résponsables ne veulent pas de ses accords.
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