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Intensification des combats au Mali

Dernière modification : 29/03/2008

Les combats se poursuivent entre les rebelles touaregs et l’armée malienne, au Nord-Est du Mali, près de la frontière algérienne. Le bilan s'alourdit des deux côtés. (Reportage : F.-X. Freland)

Après plusieurs jours de combats entre les rebelles touaregs et l’armée malienne près de la frontière algérienne, le bilan des victimes continue d’augmenter des deux côtés, suscitant une inquiétude croissante sur le sort des deux otages autrichiens, que l’on pense retenus dans la région. Les otages, Wolfgang Ebner, 51 ans, et Andrea Kloiber, 44 ans, ont été kidnappés en Tunisie par Al-Qaïda au Maghreb islamique, un groupe affilié à celui d’Oussama ben Laden.
 
Le colonel Abdoulaye Coulibaly, un porte-parole des forces armées maliennes, a confirmé que les rebelles avaient capturé plusieurs soldats. Néanmoins, le président Amadou Toumani semble minimiser la crise. Lors de l'enregistrement d'une émission de RFI  sur le thème de la jeunesse, il n’a pas soufflé un mot sur ce conflit.

De nombreux civils touaregs utilisent Internet ou la presse pour critiquer les combats.

Parmi les chefs touaregs de Kidal, certaines voix s’élèvent pour ramener les uns et les autres à la table des négociations. Ainsi Rhissa Ag Ratbou : "Depuis les accords derniers signés entre l'alliance touareg et le gouvernement malien, je pense qu'il n'y a plus lieu honnêtement de se révolter. Et la seule révolte à laquelle je donne du sens et que je trouve logique est la lutte politique. Car je ne pense pas qu'il faille éternellement se révolter à coups de cartouches."

Néanmoins, la plupart des rebelles, à l’image de leur chef, Ibrahim Ag Bahanga, apparaissent plus déterminés que jamais à poursuivre le combat.
 
Les rebelles demandent au gouvernement malien le respect des accords de paix signés à Alger, en juin 2006, qui devaient assurer le développement économique de la région, ainsi qu'une plus grande décentralisation.
 

Première publication : 24/03/2008

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