Liban
Nouveau report de la présidentielle libanaise
Lundi 24 mars 2008
Le président du parlement libanais, Nabih Berri, reporte pour la 17e fois l'élection du président. La crise libanaise doit être le principal enjeu du sommet de la Ligue arabe, samedi et dimanche à Damas.
Lundi 24 mars 2008
Par AFPLa session parlementaire prévue mardi pour l'élection du président libanais a été reportée à la date du 22 avril, ont annoncé lundi les services du président du Parlement.
"Le président du Parlement Nabih Berri a décidé de reporter la session au 22 avril à midi", a déclaré un porte-parole, Ali Hamdan.
"Le président a dit qu'il réunirait rapidement la session si un accord politique était conclu au préalable", a précisé son secrétariat dans un communiqué.
Il s'agit du 17e report depuis l'ouverture de la session parlementaire sur cette question, en septembre, en raison des divergences persistantes entre la majorité antisyrienne soutenue par l'Occident et l'opposition, emmenée par le Hezbollah chiite et appuyée par Damas et Téhéran.
Le Liban est sans chef de l'Etat depuis la fin du mandat du prosyrien Emile Lahoud le 24 novembre.
Les pressions internationales et la médiation de la Ligue arabe n'ont pas réussi à résoudre la crise politique, sans précédent depuis la fin de la guerre civile libanaise (1975-1990).
L'initiative arabe prévoit l'élection immédiate à la présidence du chef de l'armée, le général chrétien Michel Sleimane, suivie de la formation d'un gouvernement d'union nationale, sans minorité de blocage --que réclame l'opposition--, et l'élaboration d'une nouvelle loi électorale.
La crise libanaise doit être le principal thème de discussion du sommet de la Ligue arabe, samedi et dimanche à Damas. L'Arabie saoudite, qui avec l'Egypte soutient la majorité et le gouvernement de Fouad Siniora, a annoncé lundi que ni le roi Abdallah, ni le chef de la diplomatie Saoud al-Fayçal, qui remplace d'habitude le roi, ne participeraient au sommet.
La monarchie pétrolière et Le Caire ont lié le niveau de leur participation au sommet arabe à l'élection d'un président libanais. Ils ont accusé la Syrie, ancienne puissance tutélaire du Liban et influente pendant près de trois décennies, de bloquer l'élection.
Dimanche, Nabih Berri, un des ténors de l'opposition, avait annoncé qu'il appellerait la majorité et l'opposition à des réunions de dialogue national si le sommet de Damas échouait à trouver une solution à la crise.
"Si aucune solution n'est trouvée à la crise libanaise après le sommet arabe, je mènerai des consultations avec des pays arabes comme l'Egypte, la Syrie et l'Arabie saoudite et des capitales étrangères en vue de convoquer de nouvelles réunions de dialogue", avait-il déclaré lors d'un entretien à une télévision libanaise.
Un dialogue interlibanais sans parrainage étranger, le premier depuis la fin de la guerre civile, a déjà eu lieu à Beyrouth du 2 mars au 29 juin 2006, mais a buté sur la question du désarmement du Hezbollah qui s'est engagé moins d'un mois plus tard dans une guerre dévastatrice avec Israël.
En juillet 2007, la France a accueilli une réunion interlibanaise près de Paris, puis a élaboré une initiative visant à faire élire un président, sans résultat.
Pour aller plus loin
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25/03/2008 01:10:43 Signaler un abus
Le Liban
Par Cynthia -
la France a accueilli une réunion interlibanaise près de Paris, puis a élaboré une initiative visant à faire élire un président, sans résultat. Donc c'est sur que l'initiative Arabe sera sans resultat. Les Libanais doivent le faire tout seul, sans la France ni les pays Arabes. Nous devons nous excuser cette fois ci.
25/03/2008 00:24:58 Signaler un abus
C'est la n-ieme fois
Par Michel -
Personne n'est intéresse par la "politique" de ce pays. La plus part de ses jeunes se sont disperse entre Montréal, l'Australie, la France, Boston, l'Afrique, et meme en Guadeloupe!! Et vivent une vie professionnelle tout en jetant un coup de ce qui se passe a ce pays natal, fragile et nostalgique. Tout les libanais on en a marre.