- Dopage - Jeux olympiques - JO de Pékin
Dix mille cinq-cents athlètes participeront aux jeux Olympiques de Pékin, la plus grande messe sportive de l’Histoire de l’humanité. Outre le défi d’organiser une telle manifestation, les autorités chinoises devront veiller sur la santé physique des sportifs. Tout a été pensé pour que des scandales liés au dopage ne ternissent pas les festivités. Même les porcs destinés au village olympique sont engraissés avec des aliments bios afin de diminuer le risque de contamination par des substances qui pourraient fausser les tests de dépistage.
Cela peut paraître anecdotique, certes, mais certainement révélateur de la paranoïa que suscite l’ombre du dopage chez les organisateurs. Paranoïa justifiée dès lors que les Jeux précédents, à Athènes, furent éclaboussés par des scandales à répétition qui entachèrent l’entrée des Olympiades dans le nouveau siècle. Le défi avoué de la commission olympique chinoise antidopage est d’assurer des Jeux propres : "Nous voulons montrer au monde notre résolution à combattre le dopage", a déclaré Duan Shijie, du ministère des Sports sur leur site officiel.
Jamais plus Athènes
Avec 28 cas de dopage, les Jeux d’Athènes furent les plus touchés de l’histoire olympique. Sydney, quatre ans plus tôt, comptait "seulement" dix cas. Le berceau des Jeux antiques devint le symbole du sport moderne terni par des produits chimiques qui encouragent la performance. Les JO d’hiver de Turin 2006, qui suivaient Athènes, étaient attendus au tournant.
Pari en parti gagné : seule Olga Pyvela, coureuse de biathlon russe, fut testée positive et forcée de rendre sa médaille. Mais les Jeux d’hiver n’ont pas l’aura des Jeux d’été. Le vrai test pour la crédibilité du Comité international olympique (CIO) se jouera à Pékin.
Malgré les effets d’annonce des organisateurs en matière de lutte anti-dopage, certains spécialistes doutent de leur volonté réelle de renforcer, voire de faire évoluer les dépistages des substances dopantes.
John Fahey, président de l’Agence mondiale antidopage (AMA), avait pourtant déclaré sur la chaîne britannique BBC que les tests de dépistage des hormones de croissance seraient prêts pour Pékin 2008. Annonce démentie par un responsable de l’agence française de lutte contre le dopage, qui assure que le test ne sera pas disponible à temps.
"La lutte commence avant les Jeux"
Le Dr Philippe Azria, spécialiste en médecine et biologie du sport, explique ce retard par la difficulté technique à définir les variations d’hormones entre une personne saine et dopée, ajoutant que les laboratoires qui conçoivent les produits dopants ont trop souvent "un mètre d’avance sur les comités de lutte contre le dopage".
Concernant la délégation française, le Dr Azria assure qu’elle n’est nullement en queue de peloton dans ce domaine, bien au contraire. Mais, pour lui, la lutte contre le dopage commence bien avant les Jeux, par la prévention.
A la question de savoir si dans cette lutte contre la tricherie, les organisateurs seront à la hauteur de l’évènement, il répond : "Pourquoi les autorités chinoises s’efforcent-elles d’empêcher le déroulement de certains tests ?"
Une réponse qui laisse planer le doute sur la crédibilité et la volonté des autorités chinoises à viser réellement des jeux propres.


























Commentaires (2)
Bizarre !!!
Comme l'a dit le Dr Azria les "concepteurs" de produits dopants ont toujours "un mètre d’avance sur les comités de lutte contre le dopage", ce qui confirme que ces JO de Pekin seront eux aussi entachés par des problèmes de dopages.
Maintenant , les autorités chinoises en ont elles mis la lutte contre le dopage comme fer de lance de leur "campagne" dans le but d'avoir la main sur les JO c'est fort probable et maintenant qu'il faut passer à l'acte , le système "démocratique" chinois et la liberté de l'information s'enreillent ... comme c'est bizarre
Stratégie..
Aucun pays et surtout pas la Chine ne voudrait etre associée à une campagne anti-doping répressive qui pourrait mettre en cause cette messe "sportive" (cf. tour de France) et par la meme renforcer son image assez négative en termes de liberté individuelle...
Et l'important pour Pékin était d'arracher ces JO en Chine à tout prix (n'est ce pas Mr Rogge) et ce pour des raisons évidentes de démonstration de force, et tant pis si on n'est pas à jour sur les controles anti-doping, ça pourrait meme faire tomber quelques records, et qui plus est pendant les JO de Pékin!!!
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