- Anjouan - Comores - Union africaine
La nuit a mis fin temporairement aux affrontements entre l’armée comorienne, appuyée par les troupes mandatées par l’Union africaine, et les troupes loyales au colonel Bacar, qui ont secoué mardi l’île d’Anjouan.
Notre envoyé spécial Franck Berruyer rapporte que l’île est plongée dans le noir, faute d’électricité. "On n’entend plus aucun coup de feu, les combats semblent s’être calmés", dit-il.
Réfugiés dans la montagne, les rebelles pourraient toutefois poursuivre des actions de guérilla dans les jours à venir.
L’homme fort d’Anjouan, Mohamed Bacar, reste introuvable alors que son palais présidentiel est tombé dans la journée. "Les rumeurs les plus farfelues ont couru, notamment un départ déguisé en femme sur un bateau vers Mayotte", raconte Franck Berruyer. "L’état-major comorien ne confirme aucune information concernant l’arrestation du colonel Bacar."
Plusieurs de ses proches, notamment des ministres, seraient toutefois prisonniers.
Le débarquement de l’armée et des troupes mandatées par l’Union africaine, attendu depuis plus d’une semaine, a finalement eu lieu dans la nuit de lundi à mardi.
"Deux attaques ont eu lieu ce matin (mardi). Une première sur l’aéroport et la radio-télévision anjouanaise, et une deuxième sur le port. Il n’y a eu aucune résistance. Les gendarmes de Bacar avaient pour la plupart tombé leurs uniformes pour être en civil", affirme Franck Berruyer, envoyé spécial.
Entrée sans résistance dans Mutsumadu
Dans la nuit, les bateaux avaient quitté l’île voisine de Mohéli toutes lumières éteintes, chargés de troupes et de matériel, pour se poster au large de l’aéroport de Mutsamudu.
Les premiers tirs sur l'île ont été entendus vers 5 heures du matin (GMT+3), dans la localité d’Ouani, près de l’aéroport et de la résidence présidentielle. En fin de matinée, les troupes comoriennes déclaraient être entrées sans résistance dans Mutsamudu, la capitale d’Anjouan.
Mardi, en milieu de matinée, le palais présidentiel d’Anjouan, occupé depuis 2002 par le colonel Mohamed Bacar, était désert. Franck Berruyer, qui s’est rendu aux abords de la résidence, a constaté que le bâtiment était totalement vide, portes et fenêtres grandes ouvertes.
Chasser le colonel Bacar
Le gouvernement de l’Union des Comores a lancé cette opération pour chasser du pouvoir le colonel Bacar. Sa réélection, en juin 2007, avait été déclarée illégale par l’Union africaine et la France.
Après des mois de vaines médiations pour tenter d’organiser de nouvelles élections sur l’île, le gouvernement comorien et l’Union africaine ont choisi l’option militaire.
L’opération "Démocratie aux Comores" a été menée conjointement par 400 hommes de l’armée comorienne et mille soldats tanzaniens et soudanais de l’Union africaine.
L’archipel des Comores, ancienne colonie française, est secoué depuis son indépendance en 1975 par des coups d’Etat divers et variés. Sur la vingtaine de tentatives de coups d’Etat, quatre ont réussi.





























Commentaires (8)
Bravo à l'U.A.
Bravo à l'U.A. pour ta brillante démonstration ! Mais hélas , pourvu que ca continue ! Un poids une mesure !
Nous t'attendons au tournant ! Bientot ce sera le Zimbabwe ! Le Togo suivra ! Seras-tu constant ? J'ai plutot trouvé sage la position de Thabo Mbeki ! Bye !
operation democratie au comores
je tiens à féliciter tous d'abord le président de Comores monsieur Sambi sa détermination en tant que chef d'un pays.
je tiens également à féliciter l'union Africaine pour leur soutient direct a la population Comorienne .
je pense que c'est la première démonstration de l'union Africaine mais c'était en même temps une échantillon de la capacité de union Africaine ils nous reste bien sur notre chére 4 ème ile Mayotte avec toute respect monsieur et mesdames les journalistes comprenez bien nos droit on ai pas des clandestins chez nous et on seras jamais clandestin au comores quelque soit l'ile notre comores est de 4iles il n'y a pas d'explication pour la France le pays de droit de certain hommes .
pour occuper et crée la haine en compliquant la vie des comoriens au Mayotte chez eux .
vous donc les journalistes vous êtes plus libre pour dire la vérité.
je vous demande donc de respecter les comoriens a ne pas les traiter des clandestin chez vouset chez eux
enfin la liberté d'Anjouan
Monsieur le préident de l'union des Comores a fait son devoir ainsi qu l'union africaine nous avons attendu avec impatiement ce jour.Mohamed Bacar avait penser que l'île d'Anjouan était comme son champ ou son salon .il avait oublié que la population avait besoin de la démocratie.je tiens à féliciter l'armée
Leçons à tirer
La crise anjouanaise -pour ne pas parler de la crise comorienne- doit interpeler les comoriens et ceux qui militent pour le bonheur des comoriens sur les dangers et les limites du séparatisme. La constitution de la nouvelle Union des Comores n'a été qu'une pure imagination d'aprrentis sorciers francais (Michel Rocard) et de la Francophonie. Pas un seul pays au monde a un telle constitution dont la mise en oeuvre et aussi couteuse que dangereuse. Colonel Bacar s'en est usé justement pour prendre en otage Anjouan et les Comores jusqu'au dénouement que nous vivont aujourdhui. N'est-ce pas là une démonstration claire et nette que ce féderalisme de l'Union est dangereuse et qu'il faille revenir à une formule souple tout en répondant aux racines du séparatisme que sont l'aspiration des iles vers une une grande decentralisation de l'administration centrale et des intitutions de l'Etat unitaire. Je suis un ouanien et comorien et je reve seul de cet ideal.
Grave
Sambi et l'union africaine portent toute la responsabilité sur ce qui se passera par la suite! La France aussi n'est pas exemptée! Elle n'a pas été ce pays grand où les provocations ne déterminent pas la diplomatie!
Ouf!!!!!!!!!!
L'Afrique a raté encore une fois! Que la Tanzanie préside l'union africaine et apporte la guerre dans cet arhipel aux allures paisibles alors que partout l'afrique est malade, c'est la honte! Que des Djadajawids qui font des exactions au Drafour viennent "mettre la démocratie" aux Comores, acceptez que là on peut dire à Kikwétré qu'il prend les gens pour des imbéciles! Combien des morts? Pourquoi on ne nous dit pas cela? Ce petit pays va être l'origine des conflits prochains au sein de l'union africaine car d'un côté l'afrique du sud et tous les pays voisins des comores (Maurice, madagascar...) ainsi que le Gabon avec Jean Ping et de l'autre la Tanzanie qui voudra faire la tête parce qu'avec sa présidence elle "aura reglé" un conflit dans la guerre, bonjour les dégâts! Sans compter cette guerre civile à Anjouan entre les "citadains" et les "campagnards" ainsi que les reglements des comptes! La "honte" a déjà dit Mbéki!
tout doit rentrer dans l'ordre
je pense que tout doit etre fait pour que les institutions soient enfin appliquées dans l'ile d'anjouan.et pour repondre a fraid,je crois qu'il regarde trop la guerre en irak à la télé.Anjouan n'est pas l'irak. je suis desolé pour ceux qui pense ou espere que çà soit le cas.
le même scénario...
arretez de faire de la propagande ça rappelle étrangement l'irak sur une toute petite échelle les vrais problèmes vont commencer maintenant car les partisans de bacar se sont réfugiés dans la montagne où ils ont pris le maquis et d'où ils vont mener une guérilla et des actions terroristes... toujours le même scénario...
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