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Sarkozy n'exclut pas un boycott de la cérémonie des JO

Dernière modification : 26/03/2008

"Toutes les options sont ouvertes" a déclaré, mardi, Nicolas Sarkozy au sujet des JO de Pékin. Le président parlait de la cérémonie d'ouverture, a précisé l'Elysée.

"Toutes les options sont ouvertes", a déclaré le président Nicolas Sarkozy, interrogé mardi sur un boycott lors des JO de Pékin, l'Elysée précisant dans la foulée qu'il évoquait la cérémonie d'ouverture et non l'ensemble des Jeux.

"Toutes les options sont ouvertes, mais j'en appelle au sens de la responsabilité des dirigeants chinois", a affirmé M. Sarkozy, questionné en marge d'un déplacement à Tarbes.

Son entourage s'est ensuite empressé de préciser qu'il s'exprimait à propos de la cérémonie d'ouverture et non de l'ensemble de la compétition olympique.

"J'ai dit au président Hu Jintao ma vive préoccupation", a-t-il expliqué en référence au message adressé la veille au dirigeant chinois.

"Je lui ai demandé de la retenue, je lui ai demandé l'ouverture d'un dialogue, j'ai un émissaire qui s'est entretenu avec les autorités les plus proches du dalaï lama et en fonction de ça, je veux que le dialogue commence et je graduerai ma réponse en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises", a-t-il poursuivi.

"Je pense que c'est comme cela qu'il faut réagir, si on veut obtenir des résultats", a-t-il ajouté.

"Il faut que nos amis chinois comprennent la préoccupation mondiale à propos de la question du Tibet", a insisté le président.

"J'adapterai ma réponse aux évolutions qui auront lieu je l'espère le plus rapidement possible. Je ne ferme la porte à aucune éventualité, mais je pense qu'il est plus prudent de réserver mes réponses à l'évolution concrète de la situation", a-t-il dit.

"Je n'ai jamais mis mon drapeau dans ma poche", s'est défendu M. Sarkozy accusé de tiédeur dans ses critiques par l'opposition. Il a cité le Tchad, les infirmières bulgares en Libye, l'otage des Farc Ingrid Betancourt, la junte birmane et le Tibet.

"Ce que je veux, c'est qu'on obtienne aujourd'hui des résultats", a-t-il souligné: "Cette stratégie que je propose, elle est ferme sur les droits de l'Homme et elle peut aboutir à des résultats".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-il enfin répété: "Aux Chinois de voir ce qu'ils entendent faire des propositions que j'ai faites au nom de la France".

Nicolas Sarkozy a également répliqué, en réponse à une question, à l'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui avait accusé lundi sur son blog les "responsables occidentaux" de demander à la Chine de "tuer avec retenue" au Tibet, quelques heures après que le président Nicolas Sarkozy avait appelé Pékin à la "retenue".

"Alain Juppé a le droit d'avoir son opinion, mais j'observe que quand il était en situation, il y avait déjà le problème du Tibet, et je n'ai pas observé que la réaction de mon prédécesseur (Jacques Chirac) l'avait empêché d'aller en Chine", a-t-il lâché.

"Il a été ministre des Affaires étrangères (de 1993 à 1995, ndlr), il a été Premier ministre (de 1995 à 1997, ndlr), il sait parfaitement la réalité chinoise, et lui-même a été souvent en Chine, et donc il ne s'agit pas de dire cela", a-t-il continué.
 

Première publication : 25/03/2008

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