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Nicolas Sarkozy devant le Parlement britannique

Dernière modification : 27/03/2008

Nicolas Sarkozy parlait mercredi devant les Chambres des Communes et des Lords au Parlement de Westminster, à Londres. Il a annoncé un renforcement des troupes en Afghanistan.

Le Président français Nicolas Sarkozy en visite d'Etat de deux jours au Royaume-Uni, les 26 et 27 mars, veut relancer, de façon spectaculaire, la coopération franco-britannique.

Lors d'un discours devant le Parlement britannique, il a appelé à "une nouvelle fraternité franco-britannique", 104 ans après l'Entente cordiale, afin, dit-il, d'apporter des réponses communes aux questions économiques, aux problèmes d’environnement et aux méfaits de la mondialisation. Il a également annoncé un renforcement de la présence militaire française en Afghanistan.

"Discutons ensemble, décidons ensemble, agissons ensemble. Tout le justifie : notre statut commun de membre permanent du Conseil de sécurité, nos responsabilités de puissance nucléaire, l'influence que nous exerçons chacun dans une partie du monde, notre appartenance commune à l'Union européenne, notre attachement viscéral à la démocratie et à la liberté", a-t-il poursuivi. "Si le Royaume-Uni et la France s'unissent pour affronter la tempête économique qui se lève et proposer ensemble les réformes nécessaires, le monde sera moins incertain et plus prospère", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Accueillis  par  le prince Charles


En fin de matinée, Nicolas et Carla Sarkozy ont été accueillis par le prince Charles et son épouse Camilla à l’aéroport londonien Heathrow. Ils ont ensuite rejoint le château de Windsor, en carrosse, pour y retrouver la reine Elisabeth II. Tout le faste royal réservé aux invités de marque était déployé.

Dans l’après-midi, vers 17 heures (GMT + 1), le Président français aura le rare privilège de s’exprimer devant les Chambres des communes et des Lord, dans le décor solennel de la galerie royale du Parlement de Westminster.

Nicolas Sarkozy doit aussi s’entretenir avec le Premier ministre Gordon Brown. Deux grands dossiers sont au programme de cette rencontre : les questions de défense, sur fond de réchauffement entre les deux pays, divisés sur la guerre en Irak, ainsi que le partenariat franco-britannique destiné à relancer la dynamique européenne. La France doit prendre la présidence de l’Union européenne en juillet.  

Les stratégies de défense

A la veille du sommet de l’Otan à Bucarest, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont prévu de discuter de la situation en Afghanistan, où la France envisage d’envoyer 1000 hommes supplémentaires.

"Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne estiment que la contribution française à l’Otan est loin d’être suffisante, même après l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan", a déclaré sur FRANCE 24 Philippe Le Corre, ancien conseiller au ministère de la Défense français. "Mais la France ne partage pas cette analyse. Elle compte plutôt concentrer ses efforts dans le développement des forces européennes. Elle vise l’autonomie européenne en matière de défense ou la semi-autonomie. La Grande-Bretagne, elle, reste une alliée des Etats-Unis."

Il est peu probable que la France fasse volte-face et renonce à sa forte implication européenne. "La France ne peut qu’investir davantage dans les forces européennes, d’autant plus que les choix du leadership américain en matière de défense sont remis en question", explique Philippe Le Corre.

Un leadership européen à trois ?

Autre dossier au menu des discussions entre Nicolas Sarkozy et Gordon Brown : la relance de la dynamique européenne et de la transformation de la Grande-Bretagne en acteur central de la construction européenne.

Le professeur François Poirier de l’université Paris 13 estime ainsi sur France 24 : "Il s’agit de transformer le ménage à deux franco-allemand en ménage à trois."

D’ailleurs, Nicolas Sarkozy avait déclaré, mercredi, dans un entretien à la BBC : "L'axe Paris-Berlin, c'est fondamental mais ce n'est pas suffisant. (...) Angela Merkel ne peut pas réussir toute seule". Il a exhorté la Grande-Bretagne à participer "de l'intérieur" à la construction européenne. "Moi je dis mettez-vous à l'intérieur de l'Europe, on a besoin de vous, on a besoin de votre force, on a besoin de votre potentiel, on a besoin de votre dynamisme", avait poursuivi le chef de l'Etat français.

Au cours de sa visite, Nicolas Sarkozy doit enfin évoquer les questions d’immigration, ainsi que la mise en place d’un plan commun ambitieux portant sur la construction de centrales nucléaires en Grande-Bretagne, dans lequel la France souhaite avoir un rôle majeur.
 

Première publication : 26/03/2008

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