- France - Immobilier
Des perquisitions ont eu lieu la semaine dernière aux sièges de trois grandes banques mutualistes françaises, ont indiqué mardi les établissements, confirmant une information du site Mediapart faisant état d'une enquête à propos d'"entente sur des taux de crédit immobilier".
Les groupes concernés sont les Caisses d'Epargne, le Crédit Agricole et les Banques Populaires.
Selon le site d'information Mediapart, "la DGCCRF chercherait à réunir les preuves établissant que plusieurs groupes bancaires, dont les Caisses d’Epargne, le Crédit Agricole ou encore les Banques Populaires, ou leurs structures régionales, se sont entendus sur des niveaux de taux de crédit (essentiellement dans le cas du crédit immobilier)".
"Ces pratiques auraient été constatées dans certaines régions, en particulier dans l’ouest de la France et dans les régions du centre et du Massif central. Certaines banques ou succursales se seraient entendues de sorte qu’un client ayant obtenu un crédit dans sa banque ne puisse pas démarcher une banque concurrente dans l’espoir d’obtenir une renégociation de son prêt à des conditions plus avantageuses", ajoute Mediapart.
Dans un communiqué, le Groupe Caisse d'Epargne a confirmé avoir été l'objet d'une enquête "au cours de laquelle ont été auditionnés des dirigeants et collaborateurs" de son organe central (la Caisse nationale des Caisses d'Epargne, CNCE) et d'une Caisse d'Epargne régionale.
Assurant qu'elle "coopérera à cette enquête", la CNCE "dément d'ores et déjà toute participation à une entente".
Selon une source proche du dossier, les ordinateurs de plusieurs dirigeants de l'Ecureuil auraient été saisis, dont ceux de Charles Milhaud (président), Nicolas Mérindol (directeur général) et Guy Cotret (membre du directoire en charge des ressources humaines, de l'informatique et de l'exploitation bancaire).
La Caisse d'Epargne a démenti ces informations indiquant que "seul le disque dur d'un collaborateur de la CNCE a fait l'objet d'une saisie dans le cadre de cette enquête".
Au siège fédéral du groupe Banque Populaire, les enquêteurs, intervenus mardi dernier, ont saisi des documents appartenant à certains dirigeants du groupe, selon une source proche de la banque.
Le Crédit Agricole a aussi confirmé qu'une perquisition avait eu lieu à son siège, à la suite de réclamations concernant des renégociations de crédit. "On se tient à la disposition de l'admnistration", a indiqué une porte-parole.
Ces perquisitions ont été menées par la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), épaulée par des enquêteurs de la Brigade financière.

























Commentaires (2)
Vive la concurrence libre et non faussée !
Voilà où ça mène la concurrence libre et non faussée , dont, celles et ceux, chantres de sa défense. Certains diront, mais quel rapport. Il n'y a pas de rapport mais des faits prouvés et avérés, celui-ci on est un parmi tant d'autres notamment la connivence entre les trois opérateurs téléphoniques sur les tarifs. Où est le respect du client, où le respect des réglementations et normes, où le respect de la loi du marché dont il faut rappeler qu'ils ont eux-mêmes décidés et instaurés et ils les transgressent.
Il faut restaurer l'économie dirigée par les Etats, il faut que les lois de la République s'appliquent et prennent le dessus sur les loi du marché, dont les méfaits peuvent être désastreuses pour les consommateurs. Il n'y a pas à le prouver mais à combattre le capitalisme qui cherche des formules pour sauver un système près à s'effondrer, les premières victimes seront nous.
Il n'y a pas pire délinquance que celle qui se produit dans l'économie formelle, sans commune mesure avec la délinquance des jeunes de quartiers. Ce n'est pas 4000 policiers de plus qu'il faudrait, mais plus de 4000 inpecteurs du travail et des finances.
POUR UN ECOSYSTEME DE LA CROISSANCE
La cohésion nationale est menacée parce que le pays ne porte pas à plus de 2,5% de croissance.
Malgré l’effort qui est fait dans l’investissement dans la recherche, le pays n’a pas bien identifié les moteurs de croissance nécessaires pour son leadership en Europe.
On parle de pôles de compétitivité sans pour autant définir les mesures concrètes pour en favoriser la mise en place.
Il conviendrait de créer le cadre approprié pour accompagner les initiatives qui ne peuvent s’épanouir que dans un environnement favorisant la décentralisation et la coopération latérale.
Il y a lieu de responsabiliser l’acteur Université pour qu’il renforce les fameux pôles de compétitivité – Pour cela, il faudrait améliorer la position internationale de l’Université française (la première Université française de Paris VI est classée 65ème, alors que la première Université Britannique est classée 5ème mondialement). L’Ecole Polytechnique est classée 251ème. Il y a lieu de donner plus d’autonomie à l’Université française et de développer la culture du résultat. Quant à l’acteur Entreprise, il a besoin d’un meilleur environnement financier pour l’innovation : à savoir, en amont, de développer le capital risque (selon l’European Venture Capital Association, la France est au dessous de la moyenne européenne). Certes, il y a des progrès récents avec le FCPI (Fonds Commun de Placement dans l’Innovation), le SUIP (Société Unipersonnelle d’Investissement Providentiel) pour les « Business Angels » et du régime fiscal très favorable de la jeune entreprise innovante (JEI) et des Fonds d’Investissements de Proximité (FIP), mais il reste malgré tout du chemin à parcourir pour combler le retard sur les meilleurs.
Il convient de signaler que la répartition régionale des fonds est très déséquilibrée au profit de l’Ile de France. L’essaimage à partir des grandes entreprises est une source très importante de création d’emplois.
La mutualisation des moyens pour les PME, le développement des réseaux favorisant une meilleure insertion dans la dynamique mondiale est un gain de productivité certain. La difficulté de reformer réside dans l’effort considérable qu’il faut fournir pour faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts corporatistes qui n’hésitent pas à bloquer le système. Pour éviter les demi-mesures, il faudrait qu’il existe une forte ambition politique pour « booster » les acteurs, sinon un pays qui ne sait pas où il va est naturellement conservateur.
Par ailleurs, les mouvements syndicaux ont prospéré dans les secteurs où la masse des travailleurs était essentiellement ouvrière. Aujourd’hui, il convient, avec les pôles de compétitivité, de ne plus s’en tenir uniquement aux structures sectorielles et interprofessionnelles, mais de créer des espaces nouveaux de négociation dans une perspective territoriale et multisectorielle.
Les deux clés :
- Créer plus de synergie entre les trois acteurs de croissance qui sont : l’Université, l’Entreprise et la Recherche,
- Assurer un taux de croissance de + 3%.
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