Jeudi, mars 27, 2008 - 19:00
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Les pays arabes veulent pousser Israël à donner suite à leur plan de paix
Des responsables préparant le sommet arabe qui s'ouvre samedi en Syrie ont affiché jeudi leur exaspération face au refus d'Israël de donner suite à un plan de paix arabe lancé en 2002, le pays hôte laissant entendre que cette initiative pourrait être reconsidérée.
"Aucun délai n'a été fixé mais cette offre (de paix) ne peut tenir indéfiniment", a déclaré à la presse le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad Al-Maliki, en marge d'une réunion des chefs de diplomatie arabes à Damas.
Il a toutefois exclu un retrait du plan de paix arabe, implicitement évoqué par son homologue syrien Walid Mouallem à l'ouverture de la réunion.
"Plusieurs projets de résolution ont été discutés. Nous avons examiné non pas un gel du plan mais l'idée de lier son maintien au respect par Israël de ses engagements" dans le cadre du processus de paix, a ajouté M. Maliki.
Les ministres arabes des Affaires étrangères avaient implicitement menacé le 5 mars au Caire de retirer leur initiative de paix, en l'absence d'une réponse positive d'Israël.
M. Mouallem a dit à l'ouverture de la réunion à Damas appuyer "la volonté de reconsidérer la stratégie arabe de paix exprimée lors de la réunion des ministres arabes en mars".
Cette initiative, d'inspiration saoudienne, a été présentée lors du sommet arabe de Beyrouth (2002) puis relancée en mars 2007 lors d'un sommet à Ryad. Elle prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-est pour capitale et un règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens.
Israël a relevé des "aspects positifs" dans cette initiative mais ne l'a pas formellement acceptée, principalement en raison de la mention faite au droit au retour des réfugiés palestiniens.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, en visite à Amman, s'est dit contre "tout amendement ou modification" de ce plan de paix.
"Nous devons défendre ce plan précieux et l'autre partie (Israël) doit l'accepter sans amendements ou modifications", a-t-il ajouté, cité dans un communiqué du palais royal, après un entretien avec le roi Abdallah II de Jordanie.
Réagissant aux déclarations de M. Mouallem, un conseiller de M. Abbas présent à Damas, Nimr Hammad, a affirmé à l'AFP que les Palestiniens ne soutenaient" pas un retrait de l'initiative arabe car cela affaiblirait notre position et donnerait des prétextes à Israël" pour se dérober à la paix.
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Des responsables préparant le sommet arabe qui s'ouvre samedi en Syrie ont affiché jeudi leur exaspération face au refus d'Israël de donner suite à un plan de paix arabe lancé en 2002, le pays hôte laissant entendre que cette initiative pourrait être reconsidérée.
© 2007 AFP Louai Beshara


