Allemagne - Angela Merkel - Jeux olympiques - Tibet
Merkel ne se rendra pas à la cérémonie des JO
Vendredi 28 mars 2008
Angela Merkel et Franck-Walter Steinmeier ne se rendront pas à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Ils ont laissé entendre que cette décision n'était pas liée au Tibet. (Précisions : P. Girard)
Dossier Les Jeux olympiques de Pékin 2008Vendredi 28 mars 2008
Par AFPLe chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a indiqué vendredi que ni la chancelière allemande Angela Merkel ni lui-même n'avaient prévu d'aller à l'ouverture des Jeux de Pékin, mais laissé entendre que cela n'était pas lié au Tibet.
"Le ministre du Sport (Wolfgang Schäuble) n'a pas prévu d'y participer, et moi et la chancelière non plus je crois", a déclaré M. Steinmeier à son arrivée à une réunion avec ses homologues européens à Brdo pri Kranju, près de Ljubljana.
Il a laissé entendre que cela n'avait rien à avoir avec la répression chinoise au Tibet, en ajoutant qu'il n'y avait donc "aucune raison d'annuler quelque chose".
Plusieurs dirigeants est-européens - le Premier ministre polonais Donald Tusk, les présidents tchèque et estonien Vaclav Klaus et Toomas Hendrik Ilves - ont annoncé qu'ils n'iraient pas à cette cérémonie prévue le 8 août.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a lui refusé d'envisager de ne pas y aller.
Reflétant les hésitations des Européens, la ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a déclaré avant d'arriver à Brdo qu'un boycott de la cérémonie pourrait constituer "un éventuel signal fort".
Mais elle a aussi estimé "important de ne pas limiter la question du respect des droits de l'Homme en Chine et au Tibet exclusivement à la question d'une présence politique aux cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques", sur la radio nationale autrichienne Oe1.
Elle n'a par ailleurs pas précisé si elle, avec ou sans le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer, comptait se rendre à cette cérémonie.
De nombreux dirigeants européens n'ont pas encore pris position.
Le président français Nicolas Sarkozy, qui prendra la présidence tournante de l'Union européenne le 1er juillet et avait le premier mardi envisagé un tel boycott, a promis jeudi à Londres de consulter ses partenaires européens.
"Moi, je serai président de l'Union au moment de la cérémonie d'ouverture, il faut donc que je consulte les autres sur leurs positions pour savoir si j'irai à la cérémonie d'ouverture ou pas", a-t-il déclaré.
"J'espère bien qu'on va mettre à profit (...) ces mois qui nous restent pour que la situation s'apaise et partant, en fonction de la situation au Tibet, je me réserverai le droit de dire si je vais ou non à la cérémonie d'ouverture et s'il y a lieu de prendre d'autres initiatives", a-t-il ajouté.
Pour aller plus loin
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28/03/2008 21:36:37 Signaler un abus
BRAVO Mme LA PRESIDENTE
Par NOSTRADAMUS -
Quelque soit le motif, l'essentiel est de prendre une décision ferme et définitive MAINTENANT. Les Présidents qui ne savent pas trop que faire peut-être ben que oui, peut-être ben que non, cela veut dire qu'il y a un avantage à tirer avant les jeux, donc je n'écrirais pas ce que dans ma coin ont dit. Mais par contre le Pays qui prendra la décision d'aller aux jeux le regrettera après, bien après.