Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Foxtrot" : Samuel Maoz dissèque la société israélienne

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Marchés financiers : les investisseurs craignent la remontée des taux américains

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Téhéran à Washington : "Quitter l'accord sur le nucléaire iranien n'est pas une option"

En savoir plus

FOCUS

Espagne : en Catalogne, certains redoutent une radicalisation du mouvement indépendantiste

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Donald Trump et Emmanuel Macron : "bromance", "pellicules"... et Iran

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Législatives au Liban : les femmes en campagne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Vincent Bolloré en garde à vue dans une enquête sur ses concessions portuaires en Afrique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Entre Donald Trump et Emmanuel Macron, des gestes de sympathie très remarqués

En savoir plus

LE DÉBAT

Macron aux États-Unis : Iran, Syrie, commerce, climat... les sujets qui fâchent

En savoir plus

Avis favorable pour la grâce des Français

Dernière modification : 29/03/2008

Le Conseil supérieur de la magistrature tchadien autorise Idriss Déby à grâcier les Français de l'Arche de Zoé, condamnés pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants. (Récit : E. Allain)


Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) tchadien a annoncé vendredi avoir émis un "avis favorable" à la demande de grâce des six Français de l'Arche de Zoé condamnés à 8 ans de travaux forcés au Tchad pour avoir tenté d'exfiltrer 103 enfants vers la France.

"Le Conseil supérieur de la magistrature s'est réuni vendredi avec à l'ordre du jour la demande de grâce des membres de l'Arche Zoé. Après un débat franc et riche, le CSM a donné un avis favorable", selon un communiqué parvenu à l'AFP.

Le CSM va transmettre son avis au président Idriss Deby Itno auquel revient la décision finale, a-t-on appris de source judiciaire.

Normalement, le CSM est présidé par le chef de l'Etat, mais la réunion de vendredi était dirigée par son 2e vice-président, le ministre de la Justice Albert Pahimi Padacké, a-t-on indiqué de même source.

Ces Français avaient été arrêtés le 25 octobre à Abéché, principale ville de l'est du Tchad, alors qu'ils s'apprêtaient à faire embarquer à bord d'un avion les 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins de la région soudanaise voisine du Darfour en guerre civile.

Ils avaient été condamnés le 26 décembre à N'Djamena pour "tentative d'enlèvement d'enfants" et transférés deux jours plus tard en France, où leur peine de huit ans de travaux forcés a été remplacée par huit ans de prison en droit français.

Seule une grâce du président Deby leur offre la possibilité d'être libres rapidement.

Fortement soutenu par la France qui lui a notamment acheminé des munitions lors de l'attaque rebelle à laquelle il a fait face les 2 et 3 février dans la capitale tchadienne, le président Deby avait affirmé le 6 mars qu'il était "prêt à pardonner" aux six condamnés "si le gouvernement français en (faisait) la demande".

Les avocats des membres de l'association française avaient fait transmettre le lendemain, via l'Elysée, les demandes de grâce à l'ambassade de France à N'Djamena. Le président tchadien les avait reçues le 9 février.

Lors du procès à N'Djamena, deux intermédiaires tchadien et soudanais avaient écopé de quatre ans de prison. Les huit personnes reconnues coupables de "tentative d'enlèvement d'enfants" ou "complicité" ont par ailleurs été condamnées "solidairement" à verser aux familles 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d'euros).

Ces dommages et intérêts n'ont pas encore été payés. Le président Deby, tout envisageant le 6 mars d'accorder la grâce dans un délai d'un mois, avait expliqué qu'il fallait auparavant une "solution" à la question financière.
 

Première publication : 28/03/2008

COMMENTAIRE(S)