Vendredi, mars 28, 2008 - 11:00
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Bagdad sous couvre-feu total, au moins 120 tués dans les combats
Par Salam FARAJBagdad était paralysé vendredi par une interdiction générale de circuler censée apaiser les violences entre miliciens chiites et troupes régulières qui ont fait des centaines de victimes à travers le pays.
Les autres grandes villes irakiennes, notamment Bassorah (550 km au sud de Bagdad), où les combats ont commencé le 25 mars, étaient également placées sous couvre-feu.
Le niveau de la violence a baissé dans les villes irakiennes après des combats qui ont fait au moins 120 tués et des centaines de blessés à travers le pays, selon un bilan provisoire de sources de sécurité.
Vendredi matin, les rues de Bagdad étaient vides et les magasins fermés, selon des correspondants de l'AFP. Le couvre-feu doit être maintenu jusqu'à dimanche matin.
Dans le quartier de Sadr City, bastion de la milice de l'Armée du Mahdi du chef radical Moqtada Sadr, des cérémonies funéraires ont été organisées pour les victimes des affrontements.
Vendredi, au moins quatre policiers ont été tués dans de nouveaux combats à Nassiriyah (350 km au sud de Bagdad).
"Des activistes ont tenté d'attaquer des postes de police et quatre policiers ont été tués dans les accrochages", a indiqué une source policière, ajoutant que des assaillants avaient été blessés ou arrêtés.
Les troupes gouvernementales ont lancé une opération, mardi 25 mars à Bassorah, contre ceux qui sont désignés par le Premier ministre Nouri Al-Maliki comme des "criminels" qui terrorisent les populations civiles.
Cette offensive a pris pour cible des bastions de la milice de Moqtada Sadr, l'Armée du Mahdi, dont les représentants ont accusé le gouvernement de chercher à les éliminer.
Moqtada Sadr, qui conteste la légitimité du gouvernement Maliki, a appelé à trouver une solution "pacifique" aux violences, qui se sont rapidement propagées à d'autres villes du pays, après Bassorah.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a offert vendredi des récompenses financières aux miliciens qui rendraient leurs armes aux autorités avant le 8 avril, dans une déclaration publiée par son bureau à Bagdad.
"Tous ceux qui ont des armes lourdes et moyennes devraient les remettre aux forces de sécurité et recevoir une récompense financière, à partir de vendredi et jusqu'au 8 avril", indique le communiqué du bureau du Premier ministre.
Jeudi, M. Maliki s'était engagé à poursuivre l'offensive contre les sadristes. "Nous n'allons pas renoncer à notre engagement" et "estimons que négocier avec des hors-la-loi est contraire à la constitution", a-t-il dit. "Leur seule option est de déposer les armes".
Le président George W. Bush a vu jeudi dans les combats en cours en Irak le signe des progrès qui ont été accomplis ces derniers mois.
La décision "audacieuse" du Premier ministre al-Maliki de s'en prendre aux miliciens chiites "montre les progrès réalisés par les forces de sécurité irakiennes", a assuré M. Bush dans un discours à Dayton (Ohio, nord).
Deux employés du gouvernement américain ont toutefois été tués et quatre grièvement blessés par des bombardements cette semaine contre la "zone verte", enclave protégée au coeur de Bagdad, selon le département d'Etat.
La "zone verte" abrite le siège du gouvernement irakien et l'ambassade américaine.
Le département d'Etat a appelé les personnels de l'ambassade à renforcer les conditions de sécurité, en restant autant que possible "au sein de structures en dur, sauf pour les déplacements indispensables de mission".
Il a accusé des "éléments criminels extrémistes" d'avoir tiré des roquettes et des obus de mortiers contre la "zone verte". L'armée américaine impute ces attaques à des insurgés proches de l'Armée du Mahdi.
Un soldat américain a été tué jeudi dans l'explosion d'un engin piégé au passage de sa patrouille, dans l'est de Bagdad, a annoncé l'armée américaine.
La localisation exacte n'a pas été précisée, mais les troupes américaines sont actuellement engagées dans des affrontements avec des combattants chiites dans le quartier de Sadr City.
Ce décès porte à 4.004 le nombre des soldats américains tués depuis le début de l'intervention américaine en Irak, le 20 mars 2003, selon un décompte de l'AFP à partir des chiffres d'un site internet indépendant icasualties.
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Bagdad était paralysé vendredi par une interdiction générale de circuler censée apaiser les violences entre miliciens chiites et troupes régulières qui ont fait des centaines de victimes à travers le pays.
© 2007 AFP Wael Adnan
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Le niveau de la violence a baissé dans les villes irakiennes après des combats qui ont fait au moins 120 tués et des centaines de blessés à travers le pays, selon un bilan provisoire de sources de sécurité.
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