Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union Européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Nous sommes arrivés à un moment où il n’y a plus de débat démocratique ni de dialogue social »

En savoir plus

Equateur-Colombie : la frontière invisible

Dernière modification : 28/03/2008

La frontière entre la Colombie et l’Equateur est une zone hors de contrôle, sanctuaire des FARC. Le gouvernement colombien accuse l’Equateur de soutenir la guérilla et les narcotrafiquants. (Reportage : H. Frade, C. Vanier)

 

L’impuissance de l’armée équatorienne

 

Quelques jours seulement après l’attaque du campement de Raul Reyes, l’armée équatorienne annonce la découverte d’un gros laboratoire de cocaïne. Une prise de guerre qui prête à une bonne opération de communication.

 

L’armée équatorienne accompagne l’équipe de FRANCE 24 dans ce laboratoire. Tout l’attirail nécessaire à la fabrication de la cocaïne se trouve encore dans ces installations camouflées. Dans leur fuite, les trafiquants ont même laissé derrière eux une partie de la production.

 

Impossible de connaître le nombre exact de laboratoires de cocaïne dans ce Far West amazonien. Traqués en Colombie, les trafiquants ont trouvé refuge chez leurs voisins.

 

Les militaires équatoriens se doutent que le laboratoire est directement géré par les FARC : "Les FARC dominent la frontière et savent quand ils peuvent la traverser. Ils se mettent en civil et nous, on ne peut pas savoir qui ils sont. Ce peut être des gens du coin, des narcotrafiquants, des guérilleros…n’importe qui", explique un militaire
 

La population prise entre deux feux

Côté équatorien de la frontière, dans le village de Puerto Nuevo, la population à majorité colombienne soutient la guérilla de gré ou de force. Beaucoup de paysans ont fui les violences de l’autre du côté Colombien. Ils ont tout perdu avec les fumigations des champs de coca. La Colombie a fait de l’éradication du narcotrafic une priorité.

  
Mais dans ce coin de forêt vierge, travailler la coca semble être une fatalité, voire une activité comme une autre.

 
La Colombie traque désormais la guérilla et le narcotrafic au-delà de ses frontières. Pourtant, des champs de coca colombiens se trouvent bien du côté colombien de la frontière, juste au bord du fleuve délimitant les deux pays, le San Miguel.

 

L’un de ces champs appartient à Henrique. Ce vieil homme est l’un de ces innombrables petits cultivateurs au long de la rivière. Avec ses neuf garçons, il cultive un hectare de coca qui lui rapporte chaque année près de 2 000 dollars. Les prix sont imposés par les acheteurs.

 
La coca lui rapporte à peine de quoi faire vivre sa nombreuse famille. Henrique ne comprend pas pourquoi le gouvernement veut éradiquer ses cultures : "La guérilla ne protège personne. La guérilla se bat contre le gouvernement, qui vient par ici et nous dit à nous les paysans : vous aussi vous êtes des guérilleros. Mais nous qui travaillons ici sur ces terres, d’où sommes-nous des guérilleros ?"

 

Comme Henrique, ils sont des milliers, à la frontière entre l’Equateur et la Colombie à vivre de la coca, au beau milieu des affrontements entre FARC et militaires. Entre deux feux, entre deux rives.

Première publication : 28/03/2008

COMMENTAIRE(S)