Dernière modification : 30/03/2008 

- Jeux olympiques


La flamme olympique sous haute sécurité
La flamme olympique est arrivée à Athènes, encadrée par un important dispositif policier, pour être remise aux organisateurs chinois. De nouvelles manifestations ont eu lieu à Lhassa samedi. (Précisions de S. Le Belzic)

La flamme olympique est arrivée samedi à Athènes, dernière étape avant sa remise dimanche aux organisateurs chinois, encadrée par un dispositif policier draconien, destiné a maintenir à distance quelques dizaines de manifestants opposés au régime de Pékin.
   
Les coureurs participant au relais de la torche ont porté en début de soirée la flamme en haut de l'Acropole, où elle sera conservée pendant la nuit.
   
Dans la capitale tibétaine, de nouvelles manifestations ont eu lieu le même jour devant le monastère de Ramoche et près du temple de Tsuglag-khang (Jokhang) de Lhassa, a affirmé dans la soirée le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde), sans fournir d'autres détails.
   
La flamme olympique, survolée en permanence depuis le début de la journée par un hélicoptère, est arrivée entourée de plusieurs policiers en civil, les coureurs étant eux-mêmes encadrés par de nombreuses voitures et motards.
   
Des centaines de badauds étaient massées sur le parcours pavoisé de drapeaux grecs et chinois, totalement bouclé à la circulation.
   
A proximité de l'Acropole, dans le centre historique de la capitale grecque, quelques dizaines de défenseurs des droits de l'Homme, militants de la cause tibétaine ou membres du mouvement Falungong interdit en Chine, se sont rassemblés pacifiquement pour protester contre la répression chinoise au Tibet et l'organisation des JO par Pékin.
   
Détournant le slogan choisi par les Chinois pour le relais de la flamme, certains ont déployé une banderole clamant: "allumez la passion, partagez le rêve, libérez le Tibet".
   
En amont du parcours, des militants d'extrême gauche grecs ont indiqué à l'AFP avoir brièvement déployé une banderole "Non aux Jeux de l'argent et du sang", avant d'être invités par la police à la ranger.
   
Depuis son allumage mouvementé lundi à Olympie (sud), où des militants de l'association française Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à déjouer la sécurité pour perturber la cérémonie, les autorités grecques veulent à tout prix éviter que ne se répète une opération de ce type.
   
Samedi, dix membres du réseau danois TheColorOrange.net, qui milite contre les violations des droits de l'Homme en Chine, ont été empêchés par les forces anti-émeutes d'approcher du siège du Comité hellénique olympique (CHO) à Athènes, où une conférence de presse avait lieu.
   
La veille au soir, les mêmes militants avaient été contraints par la police de s'arrêter à quelque 70 km de Larissa (centre), où passait la torche olympique, après avoir été contrôlés à quatre reprises.
   
"Il y avait un grand nombre de voitures de police qui nous escortaient (...) c'était ridicule", a rapporté à l'AFP l'un d'eux, Michael Holtce Rasmussen.
   
Depuis jeudi soir, plusieurs personnes ont été interpellées ou empêchées de déployer des banderoles dans plusieurs villes de Grèce, où la flamme a parcouru depuis lundi quelque 1.500 km.
   
Des restrictions qui concernent également la presse interdite d'accès au site de l'Acropole samedi soir, ce qui a provoqué la colère de plusieurs associations de journalistes.
 

Commentaires (1)

Apaisons nous !

La communauté internationale et le CIO ont fait confiance à nos amis chinois pour organiser les Jeux Olympiques.Il ne faut pas trahir cette confiance donnée.Les dirigeants chinois doivent se mettre autour d'une table et parler, parler, parler,échanger avec les représentants du peuple tibétain et le Dalaï-lama.N'oubliez pas que ce sont les gens qui se font confiance qui écrivent l'histoire...

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