Vendredi 05 décembre 2008

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Le nouvel appel d'Uribe aux FARC

Dimanche 30 mars 2008

Alvaro Uribe appelle les guérilleros des FARC qui détiennent Ingrid Betancourt à déserter. Il leur offre la possibilité de partir à l'étranger. "Nous avons déjà établi cela avec la France", a-t-il dit. (Récit : C. Molle-Laurençon)

Dimanche 30 mars 2008

Le président colombien Alvaro Uribe qui s'est rendu samedi dans la localité de San José del Guaviare (sud-est), la région où l'otage Ingrid Betancourt a été vue fin février, a lancé samedi un appel pressant à ses ravisseurs à la désertion des rangs de la guérilla.
   
"Nous garantissons la liberté aux guérilleros qui remettront leur otage et nous protégerons leur famille", a déclaré le chef de l'Etat, qui a rappelé qu'une prime de 100 millions de dollars serait versée dans ce cas.
   
"Ce guérillero (ndlr: déserteur) pourra aussi, s'il le veut, partir vivre à l'étranger. Nous avons déjà établi cela avec la France", a-t-il affirmé.
   
La France joue avec d'autres pays un rôle de médiateur pour tenter d'obtenir la libération de Mme Betancourt qui a la double nationalité colombienne et française.
   
"Finalement, les guérilleros qui gardent des otages, sont eux aussi des otages", a poursuivi M. Uribe en s'adressant aux rebelles.
   
Il a aussi demandé à la population "d'aider les forces de l'ordre à localiser les preneurs d'otages".
   
Puis, s'adressant à l'armée, le président lui a ordonné "de localiser les preneurs d'otages". "Une fois localisés, c'est ce qu'on appelle une localisation humanitaire, il faut convoquer les organisations humanitaires nationales et internationales pour qu'elles entrent et concluent un accord de libération" des otages, a-t-il dit.
   
"Il faut les localiser avec une intention humanitaire. J'exhorte la force publique à avancer dans ce travail. Les distances sont énormes, la forêt est épaisse, mais il faut quand même faire cet important effort", a conclu le président.
   
Cette visite du chef de l'Etat intervient au moment où, selon des témoignages concordants, l'ancienne candidate présidentielle des écologistes se trouve dans un état de santé critique. Sa présence a été signalée dans plusieurs centres médicaux de la région.
   
Le déplacement de M. Uribe à San José del Guaviare (400 km au sud-est de Bogota), déjà programmé depuis des mois, s'inscrit dans le cadre des "conseils communaux" du président qui, chaque semaine, se rend dans une région différente pour évoquer les problèmes avec les autorités locales.
   
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) réclament la libération de quelque 500 guérilleros en échange de celle d'un groupe de 39 otages dits "politiques", dont Ingrid Betancourt séquestrée depuis février 2002.


 

  • 30/03/2008 12:00:50 Signaler un abus

    remords?

    cet homme ce dictateur coupable de nombreux massacres avec l'aide des milices paramilitaire et qui règle des comptes suite à l'assassinat de son père par les farcs aurait-il des remords après la condamnation à mort d'ingrid bétancourt qui'il a lui-même provoqué en assassinant le no 2 des farc qui était en train de négocier ?

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