En campagne samedi en Pensylvanie, l'Etat où se déroulera la prochaine consultation le 22 avril, Barack Obama a déclaré que sa rivale Hillary Clinton avait le droit de se maintenir dans la course à l'investiture démocrate aussi longtemps qu'elle le souhaitait.
Il a par ailleurs estimé que les démocrates sauraient, le moment venu, se rassembler derrière le candidat qui sera investi par le parti et affrontera le républicain John McCain le 4 novembre.
"Mon opinion est que la sénatrice Clinton peut rester candidate aussi longtemps qu'elle le souhaite. Son nom est sur les bulletins et elle est une compétiteuse redoutable et formidable", a déclaré le sénateur de l'Illinois qui a relativisé les divisions provoquées chez les démocrates par la prolongation du suspense entre les deux candidats.
Le sénateur métis a tendu la main aux partisans de l'ex-First Lady en déclarant que la sénatrice de New York "estime de toute évidence qu'elle sera la meilleure candidate et le meilleur président et je pense qu'elle doit pouvoir poursuivre la compétition et que ses partisans doivent pouvoir la soutenir aussi longtemps qu'ils le souhaitent ou qu'ils le peuvent".
Il a toutefois estimé que le Parti démocrate devra prendre une décision rapidement sur le choix de son candidat pour la Maison blanche au début du mois de juin, lorsque le long processus des caucus et primaires touchera à sa fin.
"Je pense qu'il est important que les super-délégués et les autres prennent position et se décident aussi vite que possible" afin que le candidat désigné ait le temps de choisir un colistier et un programme pour la convention nationale du parti fin août, a dit Obama.
CLINTON PERSISTE ET SIGNE
Le sénateur de l'Illinois, qui a entamé une tournée en bus en Pennsylvanie où sa rivale est créditée d'une avance confortable dans les sondages, a souligné qu'il avait confiance dans la capacité de son parti à surmonter les divisions nées des primaires pour opposer un front uni au sénateur de l'Arizona John McCain.
"Vous ne pouvez pas me faire croire que certains de mes partisans vont dire 'Eh bien, on préfère avoir celui qui pourrait vouloir rester en Irak pendant encore 100 ans parce que nous sommes très en colère contre la sénatrice Clinton qui a diffusé un spot de campagne critiquant le sénateur Obama. Et je pense que le contraire est vrai'", a-t-il dit.
Dans son édition de dimanche, le Washington Post publie une interview de l'épouse de l'ancien président Bill Clinton, qui réaffirme une nouvelle fois qu'elle n'a pas l'intention de jeter l'éponge, en dépit des appels de certains responsables du parti de l'Ane en faveur de son retrait.
"Je sais que certaines personnes veulent que cela se termine et je pense qu'elles ont tort", explique Clinton.
"J'ai l'intention de continuer jusqu'à ce nous ayons terminé ce que nous avons commencé, jusqu'à ce qu'on voit ce qui se passe lors des dix prochaines consultations et jusqu'à ce qu'on ait réglé la question de la Floride et du Michigan. Et si on ne la règle pas, nous le ferons lors de la convention", ajoute-t-elle.
Les résultats des consultations en Floride et dans le Michigan ont été annulés par avance par la direction nationale du parti qui entendait ainsi sanctionner les instances locales pour avoir avancé la date du scrutin.














