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Michel Fourniret refuse toujours de parler

Dernière modification : 31/03/2008

Michel Fourniret s'est présenté sans contrainte, lundi, devant la cour d'assises, mais il refuse toujours de parler sans huis clos. Vendredi, il avait dû être amené de force.

Michel Fourniret s'est rendu sans contrainte lundi matin à l'audience de la cour d'assises des Ardennes à Charleville-Mézières où il est jugé depuis jeudi pour sept meurtres, après y avoir été amené de force vendredi alors qu'il voulait boycotter son procès.

Le tueur en série présumé "a accepté de venir spontanément", a déclaré à l'AFP l'avocat général Francis Nachbar, quelques minutes avant le début de l'audience vers 10H00.

Vendredi, Michel Fourniret avait refusé de comparaître, obligeant le président de la cour Gilles Latapie à faire usage de la contrainte comme la loi l'y autorise.

Michel Fourniret a déclaré lundi, au troisième jour du procès, qu'il "confirmait (sa) position" de ne s'exprimer sur les faits reprochés qu'à condition d'un huis clos.

Le principal accusé avait ensuite reçu en début d'audience un très ferme rappel à l'ordre de l'avocat général qui avait assuré qu'il serait présent chaque jour à son procès, quitte à ce qu'il soit "amené de force".

Michel Fourniret, qui aura 66 ans vendredi, est jugé pour sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viols ou tentatives, des crimes qu'il a reconnus, commis en France et en Belgique entre 1987 et 2001.

Accusée à ses côtés, son épouse Monique Olivier, 59 ans, est jugée aussi pour l'un des meurtres et pour complicité dans plusieurs autres affaires. Tous deux encourent la réclusion à perpétuité.

Lundi, la cour d'assises des Ardennes doit entamer l'examen des crimes reprochés à Michel Fourniret avec le dossier de la jeune Marie, une adolescente belge. Elle avait réussi à s'échaper de la camionnette où elle était séquestrée, permettant l'arrestation du tueur en série par la police belge, grâce au relevé du numéro d'immatriculation.

Ses avocats devraient demander que Marie, encore mineure, puisse témoigner à huis clos.

Première publication : 31/03/2008

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