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Protestations contre le film néerlandais de Wilders

Dernière modification : 31/03/2008

La mise en ligne, jeudi, du film anti-islam d'un député néerlandais a suscité l'indignation : Téhéran a convoqué l'ambassadeur néerlandais et des centaines d'étudiants ont manifesté en Indonésie.

 La mise en ligne jeudi du film anti-islam d'un député néerlandais d'extrême-droite a continué dimanche de susciter des réactions d'indignation dans le monde, Téhéran convoquant l'ambassadeur néerlandais tandis que des centaines d'étudiants manifestaient en Indonésie.
   
La Ligue arabe s'est dite inquiète d'une "montée de l'islamophobie" dans le monde, sans toutefois citer nommément le court-métrage de Geert Wilders, qui mélange des images violentes de terrorisme ou d'exécutions dans des pays musulmans avec des sourates du Coran.
   
Téhéran, en opposition frontale avec les capitales occidentales sur divers  dossiers, a convoqué dimanche l'ambassadeur des Pays-Bas en Iran, Radinck van Vollenhoven, ainsi qu'un diplomate slovène, dont le pays préside l'Union européenne, pour protester contre le film.
   
L'ambassadeur a présenté ses "regrets" pour la diffusion du film et rappelé qu'elle avait été condamnée par son gouvernement, selon la télévision publique.
   
Mais un haut responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a jugé que l'auteur du film devait aussi être poursuivi par la justice néerlandaise, selon l'agence estudiantine ISNA.
   
En Indonésie, des centaines d'élèves d'une école coranique ont manifesté dans la ville de Magelang au centre de l'île de Java pour exiger la fermeture des sites internet diffusant des images du film, a rapporté la chaîne SCTV.
   
Les autorités pakistanaises ont de leur côté renforcé la sécurité autour du consulat des Pays-Bas et des bâtiments des entreprises néerlandaises à Karachi.
   
"Nous avons conseillé aux employés du consulat de garder un profil bas et d'éviter tout déplacement qui ne serait pas nécessaire", a expliqué Arif Ahmed Khan, un responsable provincial.
   
A Amman, où des médias ont demandé un boycottage des produits néerlandais, près de la moitié des députés jordaniens ont déposé une motion au Parlement demandant au gouvernement de rompre ses relations avec les Pays-Bas.
   
Réunis en sommet depuis samedi à Damas, les pays arabes se sont inquiétés dans leur déclaration finale de la "montée de l'islamophobie".
   
"La recrudescence de l'attaque féroce contre l'islam et la montée de l'islamophobie sont une source de profonde inquiétude, surtout que les atteintes aux musulmans s'amplifient dans des pays jadis connus pour leur pluralisme et leur acceptation de l'autre", ont affirmé les dirigeants arabes.
   
Ils en ont appelé à une coordination entre la Ligue arabe et l'Organisation de la conférence islamique (OCI) "pour confronter ce phénomène ainsi que la méconnaissance et le racisme croissant à l'égard de l'islam, une religion de modération et de tolérance".
   
Le ministre australien des Affaires étrangères, Stephen Smith, a, lui, rejeté "fermement les idées contenues dans ce film".
   
En France, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a estimé que le court-métrage "heurt(ait) gravement la sensibilité des musulmans" tandis que le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) jugeait "criminogène l'attitude de ceux qui, en France ou ailleurs, diffusent ce document".
   
M. Wilders a mis en ligne jeudi son court-métrage de 17 minutes, intitulé "Fitna" (en arabe: division et discorde au sein de l'islam) pour montrer ce qu'il appelle le caractère "fasciste" du Coran.
   
Le film est très vite passé du site d'échange de vidéos britannique liveleak.com au mondialement connu YouTube.
   
Cette diffusion annoncée depuis novembre avait fait naître des craintes de manifestations de violence similaires à celles qui avaient suivi en 2006 la  publication par un journal danois de caricatures du prophète Mahomet.
   
Fin-février, les talibans avaient menacé de multiplier leurs attaques contre les forces néerlandaises en Afghanistan en cas de diffusion du film. Dimanche, trois militaires néerlandais en patrouille ont été blessés par une bombe dans le sud de ce pays.
  

Première publication : 31/03/2008

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