Dernière modification : 02/04/2008 

- Afghanistan - France - Nicolas Sarkozy


Fillon : des "centaines de soldats" en renfort
Alors que le Parlement débat sur l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan, François Fillon déclare que la France pourrait y dépêcher "quelques centaines de soldats supplémentaires". (Récit : France 2)
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La France pourrait envoyer "de l'ordre de quelques centaines de soldats supplémentaires" en Afghanistan, a déclaré mardi à l'Assemblée nationale le Premier ministre François Fillon, après l'annonce la semaine dernière du renforcement du contingent français dans ce pays.
   
M. Fillon a souligné que "les modalités de cet effort ne sont pas encore arrêtées", lors de son intervention devant les députés en ouverture du débat, sans vote, organisé mardi au Parlement sur l'engagement français en Afghanistan.
   
"Les effectifs pourraient être de l'ordre de quelques centaines de soldats supplémentaires", a-t-il dit en soulignant que le président Nicolas Sarkozy ne proposerait, jeudi à Bucarest lors de sommet de l'OTAN, un effort accru de la France que si l'Alliance atlantique acceptait les conditions posées par Paris.
   
Celles-ci comprennent un engagement des alliés à "maintenir leur effort dans la durée", "une stratégie politique partagée", "une meilleure coordination" entre civils et militaires et un "accroissement de la formation" des militaires afghans.
   
Avant la visite la semaine dernière de Nicolas Sarkozy à Londres où il avait annoncé le principe d'un renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, le quotidien britannique Times avait avancé le chiffre de 1.000 soldats français supplémentaires.
   
L'effectif militaire français en Afghanistan est actuellement d'"un peu plus de 2.300 hommes", situant la France "au 7e rang des 40 nations contributrices de troupes", a indiqué aux députés François Fillon. Ce chiffre prend en compte tous les militaires français engagés sur le "théâtre afghan", dans et hors du pays.
   
Des forces françaises supplémentaires, a expliqué M. Fillon, "peuvent être amenées à s'investir davantage dans les échelons du commandement en particulier à Kaboul, dans la formation de l'armée afghane, dans les unités réparties dans les provinces d'Afghanistan pour y assurer la sécurité des populations et y garantir les progrès de la reconstruction".
   
Le sud et l'est sont les options le plus souvent envisagées.
   
Le chef du gouvernement a réaffirmé que retirer les troupes françaises équivaudrait à "rompre la solidarité" avec l'ONU et les alliés de la France "dont plusieurs s'apprêtent à accroître leurs effectifs".
   
De la même façon, a-t-il poursuivi, un "statu quo" de la présence française amènerait à "l'enlisement".
   
A l'inverse, accentuer l'effort militaire français "dans le cadre des conditions que nous avons posées" permettrait d'"amplifier ensemble les chances de la paix".
   
"Cette paix pour l'Afghanistan conditionne largement une part de notre sécurité, et donc de notre liberté. C'est un combat difficile, mais c'est un combat qui est juste".
   
M. Fillon a débuté son discours en évoquant les attentats aux Etats-Unis du 11 septembre 2001, jour où "le monde découvrait avec effroi la violence du terrorisme de masse".
   
Après avoir rappelé que l'origine de ces attentats était le régime taliban afghan, il a affirmé que "l'Afghanistan ne doit plus jamais redevenir le foyer du terrorisme".
   
Il a ensuite justifié l'absence d'un vote, prenant pour référence la Constitution et l'attitude du socialiste Lionel Jospin, alors Premier ministre, lors du premier envoi de troupes françaises en Afghanistan à l'automne 2001.
 

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