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Théâtre d'affrontements depuis six jours entre les forces américano-irakiennes et l'armée du Mahdi, le quartier de Sadr City reste sous couvre-feu.
"La trêve est plus ou moins respectée à l'intérieur de Sadr City, mais il y a encore quelques combats aux tirs de mortier", raconte notre envoyé spécial Lucas Menget, qui est entré dans ce bastion de la milice chiite de Moqtada Sadr, le chef de l'armée du Mahdi.
"Moqtadar Sadr et le gouvernement irakien négocient", poursuit notre envoyé spécial. "C'est peut-être la raison pour laquelle le couvre-feu a été maintenu à Sadr City. L'armée américaine et irakienne continuent ainsi de mettre la pression sur les chiites et les partisans de Moqtada Sadr".
Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, est, lui aussi, d'obédience chiite.
Malilki ordonne la fin des arrestations arbitraires
Un peu plus tôt dans la journée, Nouri al-Maliki a ordonné aux forces de sécurité irakiennes de cesser "toute opération et arrestation arbitraire" de miliciens chiites, mais en donnant l'ordre "d'agir vigoureusement contre tout groupe armé faisant son apparition en public".
Le premier ministre irakien a aussi qualifié de "succès" l'opération lancée il y a une semaine contre les miliciens chiites à Bassorah, le grand port pétrolier situé à 550 km au sud de Bagdad.
Dimanche, le chef radical chiite Moqtada Sadr avait appelé ses hommes à se retirer des rues, et à cesser les combats : "Je vous salue et je vous remercie pour avoir fait face aux difficultés, d'avoir été patients et obéissants, d'avoir défendu votre terre, votre peuple et votre honneur", avait-il déclaré.
En une semaine de combats à Bagdad et à Bassorah, plus de 400 personnes ont été tuées et plus d'un millier blessées, selon un décompte de l'AFP établi à partir de chiffres fournis par des responsables irakiens.
















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