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Relance du référendum sur l'euthanasie

Dernière modification : 01/04/2008

Atteinte d'une maladie dégénérative, une femme de 31 ans demande un référendum sur le suicide assisté et le droit à mourir dans la dignité. Elle lance un appel au président de la République.

Une femme de 31 ans vivant dans l'Hérault, atteinte d'une maladie dégénérative, demande un referendum sur le suicide assisté et le droit à mourir dans la dignité et a lancé un appel en ce sens au président de la République, a rapporté mardi le quotidien Midi Libre.

Clara Blanc est atteinte du syndrome d'Ehlers Danlos, une maladie génétique rare qui atteint les tissus conjonctifs, explique le quotidien. Pour autant, assure-t-elle, elle n'est pas "suicidaire" et ne sait pas quand et comment elle voudra mourir. "Le plus tard possible", a-t-elle confié à l'AFP.

La jeune femme a pris cependant position pour l'euthanasie dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy mais aussi à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, dont l'AFP a eu copie.

"Il y a selon moi une étape où la vie n'est plus la vie mais une agonie irréversible (...)", écrit-elle.

"C'est une conception de la dignité et du droit de chaque être à disposer de sa vie et par là-même de sa mort", poursuit-elle, confiant que sa maladie doit la conduire à terme "dans un fauteuil roulant puis vers une dépendance totale, le tout dans des douleurs généralisées et intenses".

En France toutefois, il est impossible de partir dans la dignité, "de façon officielle et légale", déplore-t-elle.

Clara Blanc fait notamment référence dans son courrier à Chantal Sébire qui, atteinte d'une maladie orpheline, incurable et évolutive, avait demandé, en vain, le droit à une euthanasie active.

"Nos politiciens ont opposé à sa demande (...) des textes de loi qui prônent la vie à tout prix", écrit-elle, appelant, en conclusion de son courrier, à un "referendum national" sur l'euthanasie.

Clara Blanc qui habite Villeneuve-lès-Maguelonne, près de Montpellier, est en contact avec l'association helvétique d'aide au suicide Dignitas. Mais le coût total de l'euthanasie "s'élève à 6.000 euros", déplore-t-elle, dans son entretien à Midi Libre. Une somme dont elle ne dispose pas.

"Mais je sais que, comme Chantal Sébire, je trouverai une issue", dit-elle encore. "Cette peur de ne pas avoir le choix a arrêté de me hanter l'esprit".
 

Première publication : 01/04/2008

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