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Bertie Ahern démissionnera en mai

©

Dernière modification : 03/04/2008

Bertie Ahern a annoncé qu'il se retirerait le 6 mai, après des convocations controversées devant un tribunal anticorruption. Les Irlandais décideront de l'avenir du traité de Lisbonne en juin. (Récit : K. Chabour)

Le Premier ministre irlandais Bertie Ahern a annoncé mercredi qu’il se retirerait le 6 mai alors que des accusations de corruption ternissent son troisième mandat.

 

Visiblement ému, le Premier ministre – ou "Taoiseach", selon l’appellation irlandaise – a annoncé sa décision lors d’une conférence de presse improvisée à Dublin. Plusieurs ministres et députés ont "versé quelques larmes", a rapporté un journaliste de la télévision nationale RTE.

 

Le discours solennel et éloquent d’Ahern tranche avec son débit habituel, hésitant et haché. Ce style est connu sous le nom de "Bertiespeak" en Irlande et considéré par les commentateurs locaux comme une composante essentielle de son image d’homme aimable et accessible.

 
Soupçons de corruption
 

Sa popularité n’a cependant pas impressionné le tribunal chargé d’enquêter sur ses finances personnelles.

 

La juridiction examine des versements illégaux entre promoteurs immobiliers et hommes politiques irlandais depuis 1997.

 

Au cours des derniers mois, la justice s’est concentrée sur des remises de fonds en liquides enregistrées sur les comptes d’Ahern et de ses proches. Les sommes concernées pour la période 1989-2002 sont estimées à 886 000 euros.

 

Tout en reconnaissant l’existence de certains versements, Ahern a toujours clamé qu’il s’agissait de sommes données par des amis personnels à des moments difficiles de sa vie."Les accusations sont sans fondement", a affirmé le ministre irlandais des Affaires européennes, Dick Roche, sur FRANCE 24.

 

Sa défense a toutefois donné des signes de faiblesse lorsque son ancienne secrétaire a cessé de corroborer sa version des faits devant le tribunal. "La rétractation de ce témoin a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase", explique Hervé Amoric, correspondant de FRANCE 24 à Dublin.

 

Ahern a toutefois assuré que "les derniers développements n’ont pas motivé [sa] décision. Il a pourtant reconnu que "le travail important du parti et du gouvernement [était] désormais dans l’ombre des problèmes [le] concernant au tribunal".

 
Un champion de la croissance économique
 

Ahern, 56 ans, a enraciné sa carrière dans les circonscriptions ouvrières du nord de Dublin, où il a été élu député pour la première fois en 1977. Devenu Taoiseach en 1997, on lui attribue la longévité de la formidable période de croissance qui a fait de l’Irlande un cas d’école de politique économique axée sur des impôts faibles et les nouvelles technologies.

 

En annonçant sa démission, il s’est dit fier d’avoir "mis en place une économie moderne assortie d’une croissance et d’un emploi durables qui ont mis fin à l’émigration forcée".

 

Ses détracteurs ajouteront que son gouvernement laisse à l’Irlande des listes d’attente interminables dans les hôpitaux et une infrastructure de transports et de télécommunications dépassée.

 
Accord du Vendredi-Saint
 

Sur la scène internationale, Ahern est l’artisan de l’accord du Vendredi-Saint de 1998 qui a progressivement permis à l’Irlande du Nord de sortir de 30 ans de troubles violents.

 

Ses talents de négociateur, bon enfant mais inflexible, ont pesé lourd dans le rapprochement entre des ennemis de toujours comme l’ancien officier de l’IRA Martin McGuinness et le loyaliste intransigeant Ian Paisley. Ce dernier, aujourd’hui Premier ministre d’Irlande du Nord, doit également démissionner en mai.

 

L’ancien premier ministre britannique Tony Blair a réagi au départ d’Ahern en déclarant : "Il restera dans nos mémoires pour son rôle crucial dans l’avènement de la paix en Irlande du Nord, pour la transformation des relations entre la Grande-Bretagne et la République d’Irlande."

 
Référendum européen
 

Le Taoiseach est également l’homme de l’Europe en Irlande. Après le rejet du traité de Nice par les Irlandais en 2001, il a fait campagne pour obtenir sa ratification dans un second référendum l’année suivante.

 

Ahern était aussi président de l’Union européenne lorsque les dirigeants européens se sont finalement mis d’accord sur un texte de Constitution, que les électeurs français et néerlandais ont rejeté par référendum peu après.

 

En juin prochain, l’Irlande sera le seul pays de l’UE à organiser un référendum pour ratifier le Traité de Lisbonne. Le principal avocat du texte devant démissionner un mois avant le vote, toute l’Europe aura les yeux tournés vers son successeur – probablement le ministre des finances et Tanaiste (vice-premier ministre) Brian Cowen.

Première publication : 02/04/2008

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