Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Ahmed Abba condamné à 10 ans de prison

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Présidentielle 2017 : le soutien à Emmanuel Macron divise

En savoir plus

FOCUS

Kenya : quand la sécheresse entraîne la violence

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Un an après, A'salfo rend hommage à Papa Wemba

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Battre le FN ne suffit pas"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le Pen - Macron : deux programmes économiques que tout oppose

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Présidentielle : le choc de deux France"

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Un an après les attentats, une Belgique meurtrie

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

La Belgique, au cœur de l’Europe sans états d’âme?

En savoir plus

Un embryon mi-homme mi-animal a vu le jour

Dernière modification : 02/04/2008

Des scientifiques de Newcastle prétendent avoir réussi à créer un embryon à partir d'ADN humain injecté dans des ovules de vaches, dans le cadre de recherches sur le clonage à des fins thérapeutiques.

 

Les chercheurs de l'université britannique de Newcastle (nord-est de l'Angleterre) ont annoncé avoir créé des embryons hybrides en injectant de l'ADN humain dans des ovules de vache.

  

"Les ovules humains sont très précieux et l'idée a germé que l'on pourrait contourner la pénurie en utilisant des ovules de vaches à la place", a expliqué le professeur John Burn, directeur de l'Institut de génétique humaine de l'université de Newcastle.

  

Ces embryons ont été créés avec de l'ADN prélevé dans des cellules de peau humaine qui a été injecté dans des ovules récupérés dans des ovaires de vaches et dont les éléments génétiques avaient été retirés, a-t-il ajouté, précisant que les embryons avaient survécu jusqu'à trois jours en laboratoire.

  

"Il est illégal et dangereux d'implanter ces cellules dans un être humain, mais elles sont très utiles pour la recherche", a souligné M. Burn.

  

La loi britannique impose que les embryons hybrides soient détruits après quatorze jours.

  

L'Autorité britannique pour la fertilité humaine et l'embryologie (HFEA) avait accordé mi-janvier des licences annuelles de recherche à l'université de Newcastle et au King's College de Londres qui travaille sur des ovules de lapines. La HFEA étudie les demandes de licences au cas par cas.

  

L'Autorité avait donné en septembre 2007 son feu vert à la création d'embryons hybrides, un procédé qui vise à pallier le manque d'ovocytes humains destinés au clonage d'embryons à des fins thérapeutiques.

  

L'équipe scientifique de Newcastle espère atteindre une survie de six jours afin de pouvoir créer des cellules souches qui pourraient être utilisées pour étudier certaines maladies.

  

Une proposition de loi très controversée sur la "Fécondation humaine et l'embryologie", déjà approuvée par la Chambre des Lords (Chambre haute), doit être débattue le mois prochain par la Chambre des Communes.

  

Elle prévoit notamment d'aller plus loin en matière de création d'embryons hybrides ou encore la possibilité de recourir à des "bébés donneurs" pour tenter de sauver la vie d'un frère ou d'une soeur atteint d'une maladie génétique.

Première publication : 02/04/2008

COMMENTAIRE(S)