22 enfants morts d'un virus intestinal dans l'est de la Chine
Vendredi 02 mai 2008
Une épidémie d'entérovirus (EV71), un virus intestinal hautement pathogène, a tué 22 enfants et en a contaminé plus de 3 300 dans l'est de la Chine, selon un nouveau bilan divulgué par l'agence Chine nouvelle.
Vendredi 02 mai 2008
Par AFPUne épidémie causée par un virus intestinal hautement pathogène dans l'est de la Chine a tué 22 enfants et en a contaminé plus de 3.300, selon un nouveau bilan annoncé vendredi par l'agence officielle Chine nouvelle.
Un précédent comptage, vendredi, faisait état de 21 morts et près de 3.000 contaminations.
L'épidémie d'entérovirus (EV71) a touché 3.321 enfants dans la ville de Fuyang, dans l'Anhui (est), où a eu lieu le 22e décès. La plupart ont moins de six ans. 978 enfants sont actuellement hospitalisés et 48 d'entre eux sont dans un état critique, précise Chine nouvelle, citant des responsables de santé locaux.
Cinq autres cas ont été confirmés dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est), tandis que 16 autres enfants sont tombés malades dans la province du Henan, voisine de l'Anhui.
Dans la province de Hubei (centre), la fièvre aphteuse a été diagnostiquée chez 340 enfants. Des tests sont effectués sur ces enfants pour déterminer s'ils ont été contaminés par l'épidémie d'entérovirus, a indiqué Chine nouvelle qui a précisé que, jusqu'à présent, les tests s'étaient révélés positifs pour cinq d'entre eux.
Les enfants, dont le système immunitaire est moins développé, sont les plus susceptibles de contracter ce virus très contagieux, qui se transmet par un contact direct avec le mucus, la salive ou les sels.
Le gouvernement chinois a envoyé à Fuyang 32 spécialistes et a délégué aux autorités locales des pouvoirs d'exception pour leur permettre de mettre les patients en quarantaine et de contrôler les déplacements dans et hors de la ville, selon Chine nouvelle.
Les hôpitaux de la ville de Fuyang avaient commencé à recevoir dès mars des enfants présentant des symptômes de la maladie, avec notamment des fièvres et des abcès à l'intérieur de la bouche, et des cloques sur la paume des mains ou sur les doigts, selon Chine nouvelle.
Mais la nouvelle des contaminations n'est apparue que lundi dans la presse.
L'organe de la Ligue de la jeunesse communiste, connu pour ses enquêtes sur des sujets sociaux, avait établi un parallèle avec la crise de la pneumonie atypique Sras en 2003.
La gestion par le gouvernement chinois de l'épidémie de Sras avait alors été vivement critiquée par la communauté internationale, car il avait pendant six mois étouffé toute information, ce qui avait conduit à une propagation de l'épidémie et à une psychose au sein de la population.
Dans un communiqué publié vendredi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué qu'elle n'édictait "aucune restriction de voyage ou de commerce en Chine" à la suite de cette épidémie tout en ayant estimé mercredi que la situation était "toujours l'objet d'inquiétudes particulièrement en raison du nombre élevé de cas mortels rapportés en comparaison des années précédentes".
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