Vendredi 05 décembre 2008

A Sadr City, les combats font rage

Vendredi 04 avril 2008

Ce quartier de Bagdad vit en état de siège. Les Américains peinent à écraser l’insurrection. Un journaliste irakien s’y est rendu. Attention, certaines images peuvent choquer. (Reportage : L. Menget, G. Martin et M. Ibrahim)

Vendredi 04 avril 2008

Sur le terrain : Lucas Menget et Guillaume Martin, les deux envoyés spéciaux de FRANCE 24 en Irak. Cliquez ici pour lire le carnet de route de Lucas Menget - un témoignage exclusif de la réalité irakienne.

 

Sadr City, le plus grand quartier chiite de Bagdad – auparavant appelé Saddam City, du nom de l’ancien dictateur irakien – et bastion des partisans du chiite radical Moqtada Al-Sadr, est en état de siège. Derrière les murs du quartier, les combats continuent et les chars américains peinent à écraser l’insurrection.

 

Le jeune Sadr a demandé à ses partisans de mettre fin à leur présence armée dans les rues, mais certains refusent. Les Américains ont quant à eux bouclé la zone, et entrepris de déloger les insurgés. Deux millions d’Irakiens y vivent dans l’angoisse.

 

 

Sadr City est pratiquement inaccessible aux étrangers. Des images exceptionnelles, recueillies par un journaliste irakien, montrent un quartier au bord d'effondrement.

 

La violence des combats se lit sur les murs et personne n’est en sécurité. Certaines zones sont totalement inaccessibles. "Tout est fermé, il n’y a pas de magasins ouverts, assure un vieil homme. On va mourir de faim ici."

 

Médicaments, eau, nourriture, tout manque. Même dans l’hôpital de l’imam Ali, explique l’un des médecins : "Dans cet hôpital, on n’a pas l’équipement ni le personnel pour la chirurgie de guerre."

 

Entre les mines qui amputent, les balles, les éclats de roquettes ou de mortiers, les blessures sont graves. Il faudrait pouvoir conduire les patients dans les hôpitaux de Bagdad.

 

"On est obligés de transférer les blessés dans les hôpitaux à l’extérieur de Sadr City. Pour ça, on les emmène jusqu’à la sortie du quartier, mais on nous tire dessus", explique un ambulancier.

 

Pas loin, des corps. Certains restent là car leurs familles ont trop peur de venir les chercher. Dans un coin, des morceaux de corps que personne ne réclame sont entreposés à la hâte. Faute de moyens, aucun comptage précis des blessés et des morts n’est fait. Le personnel de l’hôpital pare au plus pressé, avec des moyens extrêmement limités.
 


 

  • 04/04/2008 15:45:26 Signaler un abus

    AVEC OU SANS LES GI

    Je crois que même sans les américains, le chaos perdura tant qu'un dictateur tel que Saddam ne mette tout le monde d'accord.

  • 04/04/2008 13:07:27 Signaler un abus

    guerre en irak

    je crois que tant que les americains seront toujours present en iraq la paix ne reviendra jamais
    merci

  • 04/04/2008 12:05:45 Signaler un abus

    le chaos

    C'est dans ces cas que l'on se demande si Saddam Hussein nous manquerait pas.

    Vidéo

    • La trêve est fragile à Sadr City

      Reportage : L. Menget, G. Martin, M. Ibrahim - 02/04/08

    • SUR LE TERRAIN

      "Moqtada Sadr est sorti grand vainqueur de cette opération militaire", Lucas Menget, envoyé spécial en Irak - 02/04 22:00 (GMT+2)

    • SUR LE TERRAIN

      "La trêve est plus ou moins respectée" - Lucas Menget, à Sadr City - 01/04/08 16h (GMT+2)

    • DOCUMENTAIRE

      L'Irak, 5 ans après : un calme précaire (L. Menget, G. Martin et M. Ibrahim) - janvier 2008


 

 

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