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La rencontre entre l’Otan et la Russie, qui a suivi vendredi le sommet de l’Alliance atlantique à Bucarest, n’a pas réglé les divergences, mais s’est déroulée dans un esprit que le président russe Vladimir Poutine a qualifié de "très constructif".
"C'était une réunion de travail utile", a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse organisée après la réunion.
Malgré cette atmosphère plus sereine que lors de précédentes rencontres, l’envoyé spécial de FRANCE 24 à Bucarest, Jean-Bernard Cadier, rappelle que les points de désaccord restent nombreux entre l’Otan et la Russie.
"Les autorités russes disent que les tensions se sont en fait accrues pendant ce sommet", rapporte-t-il. La promesse d’une adhésion future à l’Ukraine et la Géorgie ? "La Russie aurait préféré que le projet soit abandonné pour toujours", ajoute notre envoyé spécial.
Sans accorder le statut de candidat officiel aux deux anciennes républiques soviétiques, l’Otan promet de réexaminer en effet leur dossier en décembre, certainement afin de leur ouvrir un "plan d'action pour l'adhésion".
La demande d’adhésion de la Macédoine a en revanche été rejetée, tandis que l’Otan invitait l’Albanie et la Croatie à rejoindre l’alliance.
Le président américain George W. Bush a donc rendu visite vendredi à ses nouveaux alliés croates, avant une rencontre bilatérale avec son homologue Vladimir Poutine prévue samedi à Sotchi, en Russie.
Outre l’élargissement de l’Otan vers l’Est, le bouclier anti-missile américain, soutenu par l’Alliance, irrite Moscou. Sans parler de l’indépendance du Kosovo, "une question que le président Poutine a soulevée à plusieurs reprises pendant le Conseil sans que les positions ne puissent être rapprochées", signale Armen Georgian, également envoyé spécial de FRANCE 24.
Paris de retour dans le commandement militaire de l’Otan ?
Le sommet de Bucarest, première rencontre de l’Otan depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, a par ailleurs permis à la France d'affirmer un virage atlantiste.
Le président français assure ainsi qu' "à l'issue de la présidence française [de l'Union européenne, au deuxième semestre de 2008], le moment sera venu de prendre les décisions nécessaires pour que la France retrouve toute sa place dans les structures de l'Otan".
Il s'agit là d'un revirement de la politique française, la France ayant quitté la structure militaire intégrée de l'Otan, en 1966. Une décision prise par le général de Gaulle.
Nicolas Sarkozy entend profiter de l'occasion du prochain sommet de l'Otan programmé en 2009 à Strasbourg et Kehl, mais à condition que des progrès interviennent d'ici là sur l'Europe de la défense. "Chaque chose en son temps (...) laissons cheminer l'Europe de la Défense, et nous continuerons à cheminer vers l'Otan. Je le redis, ce sont les deux en même temps, pas l'un ou l'autre, attendons le sommet (de Strasbourg-Kehl)", a déclaré le chef de l'Etat français.
Le président français a également confirmé à Bucarest que la France allait envoyer en Afghanistan un bataillon supplémentaire de 700 soldats, qui sera déployé dans l'Est du pays.



























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