La fin d'un règne sur l'île d'Anjouan
Vendredi 04 avril 2008
C’est dans l’archipel des Comores, sur l’île d’Anjouan, qu’a eu lieu le renversement d'un homme au pouvoir depuis 2001, le colonel Mohamed Bacar. Comment l’armée comorienne s’y est-elle prise ? (Reportage : F. Berruyer)
Vendredi 04 avril 2008
Par FRANCE 24Le colonel Mohamed Bacar, formé dans les écoles françaises et américaines, a été renversé par le pouvoir central des Comores. L'officier avait pris le pouvoir par les armes en 2001, avant de réussir à se faire élire. Ce scrutin fut contesté par la communauté internationale qui lui reprochait son régime autoritaire. En 2007, le gouvernement central des Comores a estimé illégale sa réélection. Le président de l’archipel des Comores a donc autorisé l’armée de son pays, appuyée par l’Union africaine et soutenue par la France – ex-puissance coloniale – à lancer un assaut contre l’île sécessionniste d’Anjouan. Une équipe de FRANCE 24 s’est rendue sur l’île d’Anjouan pour suivre cette opération.
Résistance du Colonel Bacar et de ses dignitaires
Notre reporter Franck Berruyer est reçu par le colonel Bacar et son gouvernement un jour de conseil des ministres. Le ministre de l’Intérieur expose son plan de défense de l’île ; il ne semble pas effarouché ni même effrayé. Il en est de même pour un autre minitre, M. Abdou Madi. Il décrit son président comme "quelqu'un de très calme et très serein". Le colonel Bacar explique en effet à notre reporter : "Je compte recevoir ceux qui me combattent... pour leur expliquer que ce n'est pas avec une kalachnikov que l'on gagne, mais que c'est par la sagesse et la responsabilité".
L’offensive a commencé
Les premiers coups de canons retentissent. Les gendarmes sont à leur poste, dispersés aux points stratégiques. Mais l’offensive a été lancée en deux endroits. Bien que les soldats de Bacar soient pris en tenaille, l’ordre est de résister. Mais les Anjouanais évitent le contact et se replient sur la route de la présidence où quelques pro-Bacar leurs apportent du soutien.
Mais les troupes comoriennes progressent, le feu s’abat sur le quartier et la colonne poursuit sa progression jusqu’à l’un des symboles du régime de Bacar : le quartier général de la gendarmerie. C’est sans grande résistance que le but final est atteint. Ce bâtiment que la population a surnommé le Pentagone, tombe aux mains de la coalition.
Une population enjouée
Le drapeau rouge de Bacar est vite décroché, les soldats crient victoire. La population a suivi de près la bataille et crie le nom de la nouvelle armée, l'AND – l’Armée des Comores. Désormais, le drapeau comorien flotte sur la présidence, c’est une nouvelle victoire pour les soldats de la coalition qui paradent dans le bureau du président déchu.
Bacar, lui, a trouvé refuge sur l’île française de Mayotte. Sur l’île d’Anjouan, les femmes brandissent alors le portrait de Sambi, le président comorien.
Retrouvez le Carnet de route, tenu pendant son reportage, de notre envoyé spécial Franck Berruyer
Découvrez un historique des relations entre le France et les Comores
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07/04/2008 13:37:55 Signaler un abus
Porquoi elle?
Par Elamine Abdou Souef -
Derrière toute chose,se cache en elle son opposé et du bien que du mal.Celà exprime et traduit le schema de la France par rapport à la situation de la crise Comorienne engendré par la haine de cette puissance rien que faire des Comoriens des vulgaires moutons.
Heureusement ce nouveau soleil qui venait toucher la matière grise Comorienne et reveilla l'esprit naturel d'un Comorien.Le monde a bien enttendu le cris d'un archipel au ton patriotique parlant de la Comorienneté.
Pour tout Comorien et partout où il se retrouve a du mal à avaler les morceaux dures que la france veut forcer aux Comoriens.Entendre dire que la justice de l'île de la Reunion decide de fraire quitter Bacar et Ses maniaques du territoire Reunionais mais attende que la france se prononce du lieu d'asil de Bacar,on se demande aussi de quelle justice parle t- on ici ?
Que la France se decide! même si elle est feminin mais quand même elle en a assez boudé devant tout un monde.
Le retoure de Bacar n'est pas à negossier. Les autorités Comoriennes le disent à coeur ouvert, fermeté et courronné d'une conviction patriotique. Les Comores d'abord et les interêts après.
A vrai dire la question de Bacar reste en actualité en France mais Aux Comores on parle de notre île soeur Mayotte aux mains de notre amie notre ennemie la France.