L'avion de la mission humanitaire française dépêché pour venir en aide à Ingrid Betancourt se trouve toujours à Bogota, prêt à décoller pour San Jose del Guaviare.
Dans cette ville entourée par la jungle et située à 400 km au sud de la capitale, les troupes colombiennes vont et viennent. A l'aéroport de San José, l'activité est régulière. Dans la ville, porte d'entrée vers la jungle, des unités militaires envoyées pour combattre les FARC sont nombreuses. Tout comme les journalistes.
"Toute la presse nationale, toute la presse colombienne travaille pour obtenir des informations, mais aussi pour arriver à faire pression pour la libération d'Ingrid Bétancourt", explique un journaliste colombien de TV Caracol.
San José, petite ville de 50 000 habitants, doit sa toute nouvelle notoriété à Ingrid Betancourt. L'otage des FARC aurait été aperçue tout près d'ici il y a quelques semaines.
La mission humanitaire française est attendue par les autorités locales même si aucune information de caractère officiel n’a encore été recu. "Les autorités de la ville et du département voudraient bien savoir quelle aide nous pourrions apporter", déplore Marco A. Serna, maire adjoint de la ville
Malgré tout, dans le centre-ville, la mission française n'est pas vraiment au cœur des discussions. On soutient l'initiative française, mais on souligne aussi qu'Ingrid Betancourt n'est pas la seule retenue captive. "On parle beaucoup d'Ingrid, et de la situation dans laquelle elle se trouve. Mais je pense qu'on doit accorder la même priorité à tous les otages", avance une autre femme.
Des centaines de personnes sont toujours prisonnières des FARC dans cette jungle colombienne qui s'étend à perte de vue.






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