Le contexte :
Avec 2,7% du PIB, le déficit public français est supérieur aux 2,4 % initialement annoncés par le gouvernement. L’hexagone, qui est l’un des plus mauvais élèves de la zone euro, est d’ailleurs rappelé à l’ordre par Bruxelles.
Après trois années d’amélioration, le déficit français dérape donc à nouveau et toute la classe politique, qu’elle soit de droite ou de gauche, s’accorde pour en faire une priorité.
Pour résorber un déficit, il faut qu’un Etat dépense moins ou dépense utile. C’est dans cette logique que Nicolas Sarkozy va formuler un ensemble de propositions visant à réaliser, selon le gouvernement, 7 à 8 milliards d’euros d’ici 2011.
Quelles sont les mesures phares de cette réforme de l’Etat ?
La grande mesure avait été annoncée par Nicolas Sarkozy dans sa campagne électorale. A partir de 2009, un fonctionnaire sur deux partant à la retraite ne sera pas remplacé. Certains ministères sont plus concernés que d’autres.
Moins de fonctionnaires pour un fonctionnement de l’Etat simplifié. C’est un peu un inventaire à la Prévert. Cela va de la fusion de certains services de l’Etat dans les régions et départements à la réduction du personnel dans les ambassades… en passant même par l’unification des services d’habillement des armées !
Et puis il y a des mesures qui font grincer des dents. Par exemple, le plafond de revenus pour accéder aux logements sociaux devrait être abaissé de 10 %. Cela signifie que moins de français pourraient accéder aux logements sociaux.
Peut-on parler de "plan de rigueur" ?
C’est l’expression très en vogue, notamment au sein de l’opposition. Plan d’économie ou plan de rigueur, la frontière est difficile à cerner et elle est aussi très politique. Une chose est sûre, à lui seul, ce plan ne suffira probablement pas à faire revenir la France à l’équilibre budgétaire d’ici 2012. C’est pourtant ce qu’a prévu Nicolas Sarkozy. Un autre plan est à l'horizon en mai prochain, mais ce dont Nicolas Sarkozy aura besoin, c’est surtout d’une croissance forte. Malheureusement, les prévisions pour 2008 ne sont pas très optimistes. Pour l’instant, tout cela paraît mal parti.













